Visa Schengen: Les Marocains ont dépensé plus de 420 MDH en 2018
77 MDH ont été dépensés par des Marocains qui n'ont pas obtenu le visa. A compter de 2020, on devra payer des frais de 80 € au lieu de 60 € et les enfants 40 € au lieu de 35 €.
Les statistiques de SchengenVisaInfo.com montrent qu'en 2018, les ambassades et consulats de Schengen au Maroc ont traité 662.585 demandes de visa, dont 119.586 ont été rejetées, marquant un taux de rejet de 18%.
La France était le pays préféré pour la présentation des demandes de visas. 362.425 demandes soumises au Maroc concernaient des visas Schengen pour la France, suivies par l'Espagne avec 200.968 et les Pays-Bas avec 29.808 demandes.
En termes de dépenses, en 2018, les Marocains ont dépensé 39.755.100 euros (soit près de 424 MDH) en demandes de visa pour l'Europe, dont 7.175.160 euros (soit près de 77 MDH) par des demandeurs dont le visa a été refusé.
Changement des procédures et des frais en 2020
Les Marocains seront soumis à plusieurs changements en termes de procédures de demande de visa, de règles et d'avantages, à partir du lundi 2 février 2020, rappelle Visa Schengeninfo, dans un communiqué qui date de ce 18 décembre.
"En raison de la mise en œuvre du code Schengen des visas mis à jour, adopté par le Conseil de l'UE en juin 2019, toutes les missions représentatives des pays Schengen situées à l'étranger sont tenues d'appliquer les nouvelles règles, y compris celles du Maroc", explique la même source.
A partir de février 2020, les citoyens marocains devront payer des frais de 80 € (près de 854 DH) au lieu de 60 € (près de 641 DH) comme ils l'ont fait jusqu'à présent lors de la demande de visa Schengen au Maroc.
Les enfants devront également payer 40 € (427 DH) au lieu de 35 € (près de 373 DH), comme c'est le cas actuellement.
Les nouvelles règles permettent également aux Marocains de présenter une demande jusqu'à six mois avant leur voyage, au lieu de trois comme c'est le cas actuellement, et prévoient une approche harmonisée pour la délivrance de visas à entrées multiples avec une validité plus longue aux voyageurs réguliers.
Selon SchengenVisaInfo.com, les Etats membres qui ne sont pas représentés au Maroc en termes d'admission de visa, sont désormais obligés de coopérer avec des prestataires de services externes, afin de faciliter la demande de visa pour les voyageurs.
Les prestataires de services externes sont autorisés à facturer des frais de service, qui ne peuvent pas être supérieurs aux frais de visa. Cela signifie que les Marocains qui présentent une demande auprès d'un prestataire de services de visa externe peuvent devoir payer jusqu'à 160 € par demande de visa, si les prestataires de services externes fixent les frais de service maximum autorisés, qui sont de 80 €.
Changement de frais tous les trois ans?
En outre, le code des visas mis à jour introduit un mécanisme qui évalue si les frais de visa devraient changer, tous les trois ans. Un autre mécanisme qui utilisera le traitement des visas comme levier sera introduit, afin d'améliorer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission.
Selon Gent Ukëhajdaraj de SchengenVisaInfo.com, en raison de ce mécanisme, les frais peuvent même atteindre 160 €, si les autorités de l'UE le jugent nécessaire.
"Des frais de visa de 120 ou 160 € s'appliqueront aux pays tiers non coopératifs, dans les cas où la Commission européenne estime qu'une action est nécessaire pour améliorer le niveau de coopération du pays tiers concerné et les relations globales de l'Union avec ce pays tiers", explique Ukëhajdaraj, ajoutant que cette disposition ne s'applique pas aux enfants de moins de 12 ans.
Le mécanisme peut également raccourcir la validité des visas et introduire des périodes de traitement des visas prolongées.
Lire aussi:
Visas Schengen: les délais de délivrance raccourcis pour la France et l'Italie
Visa Schengen: saturation pour les voyages de fin d'année
à lire aussi
Article : Les pays de la CEDEAO adhèrent au Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc
Le sommet des Chefs d'État et de Gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a accueilli la signature de l'Accord Intergouvernemental (IGA) encadrant le développement du Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) Nigeria-Maroc, ce dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone. Le Gazoduc Africain Atlantique est un projet né d'une initiative royale stratégique.
Article : Prix des médicaments : les dessous d’un report surprise
Pressions des laboratoires multinationaux, absence de hauts responsables lors du dernier Conseil de gouvernement, considérations politiques... Plusieurs hypothèses circulent pour expliquer pourquoi le texte, attendu le 9 juillet et appelé à remplacer le système de fixation des prix en vigueur depuis 2013, n'a finalement pas été examiné. Aucune n'est confirmée officiellement. Tour d'horizon des principales pistes avancées par les acteurs du secteur.
Article : Sahara: Féroce bataille préélectorale avant les législatives
À deux mois du scrutin du 23 septembre, les provinces du Sud sont devenues le théâtre d'une compétition d'une rare intensité. Au-delà des sièges en jeu se joue une partie décisive, celle de la mise en place de l'autonomie des provinces du sud.
Article : De la dérive idéologique à la réinsertion, comment le programme Moussalaha a changé la vie d'un ancien détenu
TÉMOIGNAGE. Arrestation à l’étranger, détention, rejet initial de la déradicalisation puis reconstruction personnelle et universitaire : Hicham s'est confié longuement au micro de Médias24. Son récit livre un éclairage inédit sur le processus de déconstruction idéologique, la vie carcérale et les réalités concrètes de la réinsertion post-carcérale au Maroc.
Article : Prévisions météo pour lundi 20 juillet 2026
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le lundi 20 juillet 2026.
Article : Filière batterie : pourquoi le raffinage du lithium change la donne pour le Maroc
Dans le sillage du rebond des cours du lithium au premier semestre 2026, le prix du produit raffiné représente désormais près de onze fois celui du minerai brut. En l'absence, pour l'heure, de mines de lithium, c'est ce maillon, le plus rentable, que le Maroc entend capter à travers le projet porté par LG Energy Solution et Yahua. Un pari exigeant, entre barrières technologiques et sécurisation de l'approvisionnement. Analyse.