Satrammarine, Drapor, Rimal et MedOcéan placées en sauvegarde judiciaire

Le tribunal de commerce a placé Strammarine et ses filiales en sauvegarde judiciaire. Les entités concernées sont en difficulté, mais pas en cessation de paiement. Un plan de sauvegarde attendu dans les 4 mois.

Satrammarine, Drapor, Rimal et MedOcéan placées en sauvegarde judiciaire

Le 16 mars 2021 à 10h39

Modifié 11 avril 2021 à 2h50

Le tribunal de commerce a placé Strammarine et ses filiales en sauvegarde judiciaire. Les entités concernées sont en difficulté, mais pas en cessation de paiement. Un plan de sauvegarde attendu dans les 4 mois.

Satrammarine et ses filiales Drapor, Rimal et MedOcéan sont officiellement en sauvegarde judiciaire. Les jugements actant l’ouverture de la procédure ont été rendus simultanément, le 18 février 2021, par le tribunal de commerce de Casablanca.

Abderrahman Amali mènera la procédure en tant que syndic judiciaire. L’expert opérera sous la supervision du juge-commissaire Abderrafii Bouhamria. Le duo a été nommé sur les quatre procédures.

Depuis plusieurs années, le groupe était en proie à des difficultés financières marquées par des complications administratives (Rimal) et aggravées par des affaires pénales.

Ce sont les entités elles-mêmes qui ont demandé leur placement sous sauvegarde. Les demandes avaient été déposées début février.

En optant pour cette procédure, le tribunal a estimé que les requérantes éprouvent des difficultés qu’elles ne sont pas en mesure de surmonter et de nature à les conduire, dans un avenir proche, à la cessation de paiement ». 

Les sociétés concernées sont donc en difficulté, mais pas en cessation de paiement. Désormais, l’objectif est de permettre aux entités concernées de « dépasser leurs difficultés », en garantissant la poursuite de leur activité, « le maintien de l’emploi et le paiement des créanciers ».

Le syndic Abderrahman Amali a quatre mois pour dresser des rapports détaillés sur les bilans financier, économique et social des quatre entités. A la lumière de ces rapports, il devra proposer au tribunal soit l’adoption d’un plan de sauvegarde (préparé par lesdites sociétés), soit sa modification ou la mise en redressement des entreprises. Dans le pire des cas, il peut proposer la liquidation.  

Le tribunal validera les plans s’il estime « sérieuses » les chances de sauver les requérantes. Dans ce cas, la même juridiction fixera un délai pour l’exécution du plan, sans que ce délai ne dépasse 5 ans.

Le groupe Satrammarine

Satrammarine (fondé par Lahcen Jakhoukh, décédé en juin 2015) est le groupe qui a acquis Drapor, société de dragage des ports, lors de sa privatisation par l’Etat en 2007.

Le groupe détient 3 sociétés :

– Drapor, dont l’activité principale est le dragage d’entretien des ports, avec une petite part de dragage d’exploitation (pour la commercialisation du sable).

– Rimal, société fondée en 2008 dans le cadre de la convention d’investissement signée par Satrammarine avec l’Etat pour le développement du dragage d’exploitation afin de couvrir les besoins nationaux de sable en forte évolution.

– MedOcéan, un bureau d’études des sols marins qui fournit ses prestations aux autres filiales du groupe mais aussi à des clients externes (ANP, Nador West Med…).

Depuis le 31 décembre 2017, les activités de dragage de la société Rimal sont à l’arrêt. Et ce, en raison d’autorisations de dragage qui n’ont pas été renouvelées par le ministère de l’Equipement.

>>Lire aussi: Rimal. Situation complexe pour l’unique producteur de sable de dragage au Maroc

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