Avocats « offensés » par des séries télévisées : La HACA défend la « liberté artistique »

Pour la Haute autorité de communication audiovisuelle, "exiger, dès lors qu’il est question de telle ou telle profession, que les fictions ne représentent que des personnages positifs, honnêtes et intègres, reviendrait à porter atteinte à la liberté des auteurs et des opérateurs."

Avocats « offensés » par des séries télévisées : La HACA défend la « liberté artistique »

Le 2 mai 2021 à 10h46

Modifié 3 mai 2021 à 11h04

Pour la Haute autorité de communication audiovisuelle, "exiger, dès lors qu’il est question de telle ou telle profession, que les fictions ne représentent que des personnages positifs, honnêtes et intègres, reviendrait à porter atteinte à la liberté des auteurs et des opérateurs."

«  La représentation critique d’une profession concernée dans une œuvre audiovisuelle de fiction ne constitue pas une diffamation telle qu’elle est légalement définie, ni ne comprend nécessairement une intention d’offenser ou de nuire ». C’est la réponse de la HACA aux corporations l’ayant saisie sur des séries-fictions jugées attentatoires à l’image de leurs professions. Et cela ressemble à une fin de non-recevoir.

Dans un communiqué diffusé ce dimanche 2 avril, le régulateur rappelle que ce type de plaintes connaît une augmentation « notable » pendant le Ramadan, qui s’explique par « la forte programmation d’œuvres de fiction nationale (séries, sitcoms, films, etc.) pendant cette période caractérisée également par des niveaux d’audience élevés. »

Cette année, c’est au tour des avocats, des huissiers et récemment les cheminots, de fustiger tour à tour des séries diffusées sur la chaîne Al Oula, allant jusqu’à réclamer l’interdiction de leur diffusion.  La HACA, qui s’y est penchée, réitère que « la liberté de création artistique » est  consacrée par la « Constitution »  et par la loi, ajoutant que « ce droit à la liberté doit être garanti tout particulièrement quand il s’agit d’œuvres de fiction ».

Pour le régulateur, « l’œuvre fictionnelle ne peut s’accomplir ni prétendre à une valeur artistique sans une liberté effective à tous les niveaux de la conception de l’œuvre. »  Une règle qui s’applique au scénario, aux situations, scènes, profils des personnages et aux dialogues, etc.

De ce fait, « exiger, dès lors qu’il est question de telle ou telle profession, que les fictions ne représentent que des personnages positifs, honnêtes et intègres reviendrait à porter atteinte à la liberté des auteurs et des opérateurs. »

Quant aux appels à la censure, la HACA considère que de telles « requêtes partent d’une représentation inexacte, à la fois, du concept de la régulation des contenus médiatiques et du mandat institutionnel de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle. »

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