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Affaire Khadija: Le rapport d'expertise soumis au juge d'instruction  

Mercredi 10 octobre 2018 à 13h56
Affaire Khadija: Le rapport d'expertise soumis au juge d'instruction
Les familles des mis en cause sont venus en nombre pour cette seconde séance de l'instruction, à la cour d'appel de Beni Mellal. (Photo Médias24)

[BENI MELLAL].- Rapport d'expertise médicale soumis à la cour d'appel. L'instruction se poursuivra le 24 octobre. Khadija fatiguée mais tournée vers l'avenir.

L'affaire Khadija suit son cours. Le juge d'instruction a renvoyé l'affaire au 24 octobre prochain, date à laquelle se poursuivra l'information judiciaire.  

Ordonné par la cour, le rapport médical vient d'être versé au dossier. Il contient les conclusions d'un médecin légiste, d'un dermatologue et d'un chirurgien esthétique. Le document a été transmis aux avocats des parties, qui procéderont à son examen en attendant la prochaine séance. 

Le rapport est légalement entouré par la confidentialité. Les avocats de la partie civile se gardent d’en dévoiler les conclusions. Même si des bribes ont été fuitées mardi dans des médias. Ce que déplore la partie civile: «Le secret de l’instruction a été bafoué. Nous attendons du parquet qu’il sévisse contre les contrevenants», lance Me Ibrahim Hachane, avocat de Khadija.

Autre écueil, «le rapport a été rédigé en langue française. C’est anticonstitutionnel», tranche le juriste quarantenaire.   

Au moment où nous rédigions ces lignes, les avocats de Khadija étaient réunis pour peaufiner leur stratégie. Il s’agira de répondre aux conclusions de l’expertise.

Accompagnée de son père, Khadija s’est présentée ce mercredi au bureau du juge. Elle a été auditionnée à partir de 10h et pendant plus d'une heure. Une audition axée sur le déroulé des faits, survenus entre juin et août 2018 au village Oulad Ayad. Cette période, c’est celle où elle a été séquestrée, violée, droguée et torturée par plusieurs individus, dont 12 sont aujourd’hui en état d’arrestation. Entre 3 et 6 autres suspects sont en fuite.

Sur les 12 mis en cause, un seul était présent ce mercredi 10 octobre au bureau du juge. Mineur au moment des faits, l'intéressé doit faire l'objet d'une procédure spéciale, notamment en ce qui concerne la détention préventive. Une confrontation a eu lieu avec la victime, à la lumière de laquelle il sera décidé si le mis en cause sera ou pas maintenu en détention.

Plus d’une heure avant l’audience, les proches des mis en cause étaient déjà rassemblés devant le bâtiment de la cour. Venus en nombre, beaucoup d'entre eux ont été évacués peu après 10h par les forces de l'ordre, l'objectif étant de prévenir les débordements qui ont eu lieu en marge de la séance précédente, tenue le 10 octobre. 

                                                                                                       Khadija, entre pression psychologique et espoirs d'avenir

Le dossier est très suivi. Médias nationaux et internationaux se l’arrachent. On s’arrache surtout Khadija, à laquelle on réclame des photos et des déclarations. Une sollicitude que la jeune fille, 17 ans, vit avec philosophie. Quoiqu’un peu «fatiguée», affirme-t-elle. Tant bien que mal, son entourage tente de gérer le déferlement médiatique. Son père est souvent en retrait.

Visage juvénile, regard songeur et souvent dirigé vers le bas, Khadija répond aux questions des journalistes sans s’étaler. Elle évoque pêle-mêle la «pression» psychologique,  les «espoirs» qu’elle place en la Justice et les «tatouages» dont «elle ne supporte plus la vue».

Rencontrée la veille de l’audience par Médias24, Khadija affirme dormir peu et tard, souvent vers 5H du matin. Elle ne sort plus ou rarement de sa petite maison à Oulad Ayad. Elle a vu un pédopsychiatre pour deux longues séances, où il s’agissait d’établir un premier bilan thérapeutique.

Conclusions de l’expert: l’état de Khadija ne nécessite pas une assistance psychiatrique ni une indication médicamenteuse. Elle a été en revanche orientée vers un psychologue de proximité, histoire d’assurer un accompagnement post-traumatique. Entendez: «Le calme apparent de Khadija n’exclut pas qu’elle peut craquer à tout moment», résume une source proche du dossier.

Pour l’heure, l’adolescente se dit déjà tournée vers l'avenir. Elle avait quitté l’école en 2013, en première année du collège. «Je préfère poursuivre mes études plutôt que d'apprendre un métier», dit-elle. Même si elle «appréhende le regard des autres». Une affaire de tatouages qui ne passent pas inaperçus.

 

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