Ce mardi 25 septembre 2018, la Marine royale a détecté entre Mdiq et Fnideq, une embarcation de type "Go Fast" (bateau très rapide qu'utilisent généralement les trafiquants de drogue) ayant à son bord une dizaine de personnes, apprend Médias24 de source sécuritaire. Bilan: 4 blessés tous hospitalisés selon les sources officielles. Par contre, l'AFP cite le décès d'une Marocaine, tandis que trois personnes sont blessées dont une dans "un état critique".

Grande confusion autour de l'existence ou non d'un décès dans le bilan de l'opération de poursuite d'un "Go Fast" mardi 25 septembre dans les eaux marocaines au large de Mdiq-Fnideq.

Une source hautement fiable avait indiqué tout d'abord à Médias24 qu'il y a eu un décès, celui d'une femme marocaine qui faisaient partie des passagers.

Après publication de notre article, notre source s'est rétractée. Entretemps, le bilan officiel faisant état de 4 blessés avait été publié.

>> Mise à jour : Tirs de la Marine royale contre une embarcation de migrants: un décès confirmé

Devant cette situation, Médias24 a informé ses lecteurs de la rétractation de sa source et leur a présenté des excuses.

En soirée, l'AFP citant des sources des autorités locales, a annoncé le décès d'une jeune marocaine dans cette opération tandis qu'un autre passager est "dans un état critique".

Médias24 publie donc les versions des différentes sources, dont celle de l'AFP. Et poursuivra ses vérifications. Nous avons effectué plusieurs mises à jour de cet article, de sorte à tenir compte à chaque fois, de l'arrivée de nouvelles données.

Pour résumer: notre source a cité un décès, avant de se rétracter. Le communiqué officiel fait état de 4 blessés. L'AFP annonce un décès et trois blessés dont un dans un état critique.

 

>Les circonstances relatées par le communiqué officiel

Devant le refus d'obtempérer de la part du pilote, la Marine royale a ouvert le feu. Ce tir a touché quatre personnes, selon un communiqué officiel. Selon l'AFP qui cite les mêmes sources, "l'embarcation comprenait 25 personnes" et les migrants "voyageaient couchés" et donc n'étaient pas visibles.

Le pilote du "Go Fast" a été interpellé. Il s'avère être un ressortissant espagnol. Les autres passagers, candidats à l'émigration clandestine et tous marocains, ont été également arrêtés, précise notre source sécuritaire.

Un communiqué des autorités locales de la préfecture de Mdiq-Fnideq est venu confirmer l'intervention d'une "unité combattante de la marine royale" et annoncer que "4 personnes ont été touchées et transportées à l'hôpital de Mdiq" sans autre précision. Le communiqué annonce "l'ouverture d'une enquête par les autorités compétentes".

Depuis une dizaine de jours, plusieurs "Go Fast" ont été signalés dans la région de Mdiq-Fnideq. Selon des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux et des vidéos, des "Go Fast" arrivent près d'une plage et proposent aux baigneurs de monter pour une traversée gratuite du Détroit.

Cette pratique nouvelle et surprenante a suscité énormément d'interrogations. Qui est à l'origine de ces voyages clandestins? Et quelle en est la motivation? Le ressortissant espagnol arrêté, aujourd'hui, en dira probablement davantage aux enquêteurs.

Fait inhabituel, l'Etat-major général des Forces armées royales a publié dimanche un communiqué annonçant que la Marine royale en collaboration avec la gendarmerie ont fait avorter une tentative d'émigration clandestine à partir de la plage de Martil. 

"Une unité combattante de la Marine royale opérant en Méditerranée a procédé dans la nuit du 22 au 23 septembre à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine", souligne la même source.

La coordination entre cette unité et deux embarcations rapides de la Gendarmerie royale l’ont contrainte à prendre la fuite vers le large, ajoute le communiqué, précisant qu’aucun candidat à l’émigration clandestine n’a pu être embarqué.

Au delà de son caractère informatif, ce communiqué avait certainement pour objectif de montrer la détermination du Maroc à mettre un terme à ces opérations menées sur "Go Fast", et ce en  recourant à l'armée.

Dans quelle mesure la marine a-t-elle le droit de tirer sur une embarcation? A ce stade, le contexte de l'opération qui s'est déroulée ce mardi n'est pas connu avec précision. Selon une source juridique, la pratique internationale veut que les marines soient autorisées à ouvrir le feu en cas de légitime défense ou pour neutraliser un bateau. L'enquête ouverte devrait déterminer les circonstances exactes et les responsabilités.

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Ce mardi 25 septembre 2018, la Marine royale a détecté entre Mdiq et Fnideq, une embarcation de type "Go Fast" (bateau très rapide qu'utilisent généralement les trafiquants de drogue) ayant à son bord une dizaine de personnes, apprend Médias24 de source sécuritaire. Bilan: 4 blessés tous hospitalisés selon les sources officielles. Par contre, l'AFP cite le décès d'une Marocaine, tandis que trois personnes sont blessées dont une dans "un état critique".

Grande confusion autour de l'existence ou non d'un décès dans le bilan de l'opération de poursuite d'un "Go Fast" mardi 25 septembre dans les eaux marocaines au large de Mdiq-Fnideq.

Une source hautement fiable avait indiqué tout d'abord à Médias24 qu'il y a eu un décès, celui d'une femme marocaine qui faisaient partie des passagers.

Après publication de notre article, notre source s'est rétractée. Entretemps, le bilan officiel faisant état de 4 blessés avait été publié.

>> Mise à jour : Tirs de la Marine royale contre une embarcation de migrants: un décès confirmé

Devant cette situation, Médias24 a informé ses lecteurs de la rétractation de sa source et leur a présenté des excuses.

En soirée, l'AFP citant des sources des autorités locales, a annoncé le décès d'une jeune marocaine dans cette opération tandis qu'un autre passager est "dans un état critique".

Médias24 publie donc les versions des différentes sources, dont celle de l'AFP. Et poursuivra ses vérifications. Nous avons effectué plusieurs mises à jour de cet article, de sorte à tenir compte à chaque fois, de l'arrivée de nouvelles données.

Pour résumer: notre source a cité un décès, avant de se rétracter. Le communiqué officiel fait état de 4 blessés. L'AFP annonce un décès et trois blessés dont un dans un état critique.

 

>Les circonstances relatées par le communiqué officiel

Devant le refus d'obtempérer de la part du pilote, la Marine royale a ouvert le feu. Ce tir a touché quatre personnes, selon un communiqué officiel. Selon l'AFP qui cite les mêmes sources, "l'embarcation comprenait 25 personnes" et les migrants "voyageaient couchés" et donc n'étaient pas visibles.

Le pilote du "Go Fast" a été interpellé. Il s'avère être un ressortissant espagnol. Les autres passagers, candidats à l'émigration clandestine et tous marocains, ont été également arrêtés, précise notre source sécuritaire.

Un communiqué des autorités locales de la préfecture de Mdiq-Fnideq est venu confirmer l'intervention d'une "unité combattante de la marine royale" et annoncer que "4 personnes ont été touchées et transportées à l'hôpital de Mdiq" sans autre précision. Le communiqué annonce "l'ouverture d'une enquête par les autorités compétentes".

Depuis une dizaine de jours, plusieurs "Go Fast" ont été signalés dans la région de Mdiq-Fnideq. Selon des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux et des vidéos, des "Go Fast" arrivent près d'une plage et proposent aux baigneurs de monter pour une traversée gratuite du Détroit.

Cette pratique nouvelle et surprenante a suscité énormément d'interrogations. Qui est à l'origine de ces voyages clandestins? Et quelle en est la motivation? Le ressortissant espagnol arrêté, aujourd'hui, en dira probablement davantage aux enquêteurs.

Fait inhabituel, l'Etat-major général des Forces armées royales a publié dimanche un communiqué annonçant que la Marine royale en collaboration avec la gendarmerie ont fait avorter une tentative d'émigration clandestine à partir de la plage de Martil. 

"Une unité combattante de la Marine royale opérant en Méditerranée a procédé dans la nuit du 22 au 23 septembre à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine", souligne la même source.

La coordination entre cette unité et deux embarcations rapides de la Gendarmerie royale l’ont contrainte à prendre la fuite vers le large, ajoute le communiqué, précisant qu’aucun candidat à l’émigration clandestine n’a pu être embarqué.

Au delà de son caractère informatif, ce communiqué avait certainement pour objectif de montrer la détermination du Maroc à mettre un terme à ces opérations menées sur "Go Fast", et ce en  recourant à l'armée.

Dans quelle mesure la marine a-t-elle le droit de tirer sur une embarcation? A ce stade, le contexte de l'opération qui s'est déroulée ce mardi n'est pas connu avec précision. Selon une source juridique, la pratique internationale veut que les marines soient autorisées à ouvrir le feu en cas de légitime défense ou pour neutraliser un bateau. L'enquête ouverte devrait déterminer les circonstances exactes et les responsabilités.

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