Al Hoceima a donc figuré à la première place du menu du Conseil des ministres réuni dimanche 25 juin. Ce fut la première réaction publique du Roi concernant ce dossier.

Selon des sources informées, le Roi Mohammed VI n’a pas caché sa colère. Tous les ministres concernés par des dossiers en retard dans le cadre du programme "Al Hoceima Phare de la Méditerranée“, ont été tancés.

Le programme est doté, sur le papier, de 6,5 milliards de DH. Plusieurs des projets annoncés sont en retard, voire n’ont pas été lancés avant les protestations. C’est le cas par exemple de la route express Taza-Al Hoceima, qui accuse au moins deux ans de retard. Et du Centre d’oncologie, qui fonctionne depuis 2008 mais qui devait être équipé et qui ne l’a pas été alors qu'il s'agit 'un chantier relativement de petite taille.

Au cours du mois de mai, sous la pression des événements, le gouvernement a annoncé que le programme était porté à 10 milliards de DH.

Ce dimanche, le Roi a ordonné une double enquête:

-une de l’administration territoriale, qui relève du ministère de l’Intérieur et qui sera probablement chapeautée par la nouvelle inspectrice Zineb Al Adoui, venue de la région Souss-Massa.

-une de l’IGF, l’inspection générale des Finances, qui dépend du ministère du même nom.

Les retards dans les projets [pour consulter la liste, cliquer ici pour le programme d’origine lancé en octobre 2015 et ici pour le programme révisé en mai dernier] sont tels que de nombreuses questions se posent au niveau des contrôles et de la gouvernance des projets.

Dès les prochaines semaines, on va voir les premières réalisations sortir de terre et être inaugurées. Le plus important sera de tirer les enseignements.

Le Roi a demandé à cet égard qu’on ne lui présente plus de projets non aboutis, non ficelés, sur les plans du financement, des études ou de l’apurement du foncier.

Ceci pour ce qui concerne la partie revendications sociales et économiques et par cette première réaction publique, le Roi donne raison à la légitimité des revendications.

Il y a, dans le dossier d’Al Hoceima, une seconde face: celle qui a vu la perte de confiance de la population à l’égard des partis, des élus et de l’Exécutif, celle qui demande une meilleure gouvernance, un rétablissement de la confiance, la libération ou la grâce des détenus. C’est un dossier de fond, délicat, à suivre.

L’une des directives du Roi pendant ce conseil des ministres, a consisté à accélérer la passation entre la Justice et le conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour que le nouveau ministère public puisse exercer pleinement ses attributions au plus tard en octobre prochain. On peut penser que cette volonté du Roi va dans le sens d’un renforcement de l’indépendance de la Justice en vue de la rendre plus crédible.

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Au cours du mois de mai, sous la pression des événements, le gouvernement a annoncé que le programme était porté à 10 milliards de DH.

Ce dimanche, le Roi a ordonné une double enquête:

-une de l’administration territoriale, qui relève du ministère de l’Intérieur et qui sera probablement chapeautée par la nouvelle inspectrice Zineb Al Adoui, venue de la région Souss-Massa.

-une de l’IGF, l’inspection générale des Finances, qui dépend du ministère du même nom.

Les retards dans les projets [pour consulter la liste, cliquer ici pour le programme d’origine lancé en octobre 2015 et ici pour le programme révisé en mai dernier] sont tels que de nombreuses questions se posent au niveau des contrôles et de la gouvernance des projets.

Dès les prochaines semaines, on va voir les premières réalisations sortir de terre et être inaugurées. Le plus important sera de tirer les enseignements.

Le Roi a demandé à cet égard qu’on ne lui présente plus de projets non aboutis, non ficelés, sur les plans du financement, des études ou de l’apurement du foncier.

Ceci pour ce qui concerne la partie revendications sociales et économiques et par cette première réaction publique, le Roi donne raison à la légitimité des revendications.

Il y a, dans le dossier d’Al Hoceima, une seconde face: celle qui a vu la perte de confiance de la population à l’égard des partis, des élus et de l’Exécutif, celle qui demande une meilleure gouvernance, un rétablissement de la confiance, la libération ou la grâce des détenus. C’est un dossier de fond, délicat, à suivre.

L’une des directives du Roi pendant ce conseil des ministres, a consisté à accélérer la passation entre la Justice et le conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour que le nouveau ministère public puisse exercer pleinement ses attributions au plus tard en octobre prochain. On peut penser que cette volonté du Roi va dans le sens d’un renforcement de l’indépendance de la Justice en vue de la rendre plus crédible.

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