Messahel: L'ouverture des frontières “avec certains pays” n’est pas à l’ordre du jour
Ce lundi 22 janvier, lors de l'émission "L'invité de la rédaction" sur la chaîne III de la radio nationale algérienne, Abdelkader Messahel, ministre Algérien des Affaires étrangères a évoqué la question des frontières avec les pays voisins.
Répondant à la question "est-ce que les frontières seront ouvertes pour favoriser les échanges (commerciaux, Ndlr) avec les pays voisins?", Messahel indique que "le problème ne se pose pas en termes d’ouvrir ou de ne pas ouvrir les frontières. Il y a des priorités d’ordre sécuritaire. Les frontières sont poreuses et grandes, et elles doivent être surveillées".
"Ouvrir les frontières, avec certains pays, n’est pas à l’ordre du jour", répond-il.
"Nous construisons la route. Cela ne veut pas dire que la route qui arrive jusqu’à la frontière marocaine restera fermée ad vitam aeternam. Non. Si nous avons construit cette route, c’est que nous voulons qu’il y ait une intégration régionale". Enfin, il ajoute que pour ouvrir les frontières avec les pays voisins, "il faut avoir une véritable stratégie".
Concernant la constitution d'un Maghreb uni, le ministre algérien explique: "j'ai eu l'occasion de me concerter avec mes collègues maghrébins et avec le secrétaire général de l'UMA (Union du Maghreb Arabe). J'ai eu également l'occasion d'en discuter avec mes collègues de Tunisie de Libye et même du Maroc. Nous allons continuer à voir ce sujet à Addis Abbeba. Il est impératif pour nous de faire redémarrer cet ensemble et avec de nouvelles idées. Il faut qu'il s'adapte aux changements et aux nouvelles structures".
Cliquez ICI pour réécouter l'intervention de Messahel sur la chaîne III.
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