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Une nouvelle série de grèves est prévue dans tous les centres de santé du secteur public, en novembre, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Malgré l'accord signé entre le ministère de la Santé et les médecins du secteur public le 26 octobre dernier, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) appelle à de nouvelles grèves.

Ainsi, une première grève nationale de 24h aura lieu le 19 novembre, et une deuxième de 48h, les 22 et 23 novembre.

Des listes de demandes de démission collective dans toutes les régions restantes du Royaume seront également présentées au ministère.

Rappelons que 210 médecins (50 dans l'Oriental, 30 à Ouarzazate, et 130 à Casablanca) ont présenté des demandes de démission collective en octobre.

Dans un article précédent, le ministère de la Santé nous avait expliqué que ces demandes n'ont aucune valeur ni juridique ni administrative. Raison: sur le plan légal, seules les demandes de démission individuelle qui respectent les conditions légales peuvent être considérées. "Nous interprétons cette action comme un appel à l'aide plus qu'autre chose. Ces démissions collectives n'auront aucun impact sur la continuité du service public", selon notre interlocuteur.

Le SIMSP appelle également à une journée de deuil le 28 novembre prochain. Les médecins du public seront tous vêtus d'une tenue noire.

Des rencontres sont aussi prévues avec des groupes parlementaires et des associations.

Par ailleurs les médecins continueront de boycotter les prestations administratives, notamment les rapports périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), toutes les attestations (excepté celles de naissance ou de décès), ainsi que les réunions et les formations.

Ils ne participeront à aucune caravane médicale et poursuivront la "grève de cachets", et le port du brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509). Les médecins du public se plaignent de l'échelon ou indice sur la base duquel leur salaire est calculé. Actuellement de 336, l'équivalent d'un master (Bac+5), ils réclament que celui-ci passe à 509, l'équivalent d'un doctorat (Bac+8). 

Ils boycotteront la campagne médicale scolaire, en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales.

Ils effectueront également des recherches sur le souhait des médecins marocains de quitter le pays. Rappelons en effet que les médecins Marocains sont de plus en plus tentés de quitter le Maroc pour éviter d'être affectés dans des régions lointaines pour des salaires "de misère" et des conditions de travail déplorables, après près de 10 ans d'études.

Le syndicat prévoit aussi d'entamer les procédures nécessaires pour généraliser les grèves dans tous les services y compris les urgences et la réanimation, et dans tous les centres publics de santé du Royaume.

Rappelons que les revendications des médecins du public n’ont pas changé, dont les principales sont l’amélioration des conditions de travail et de la situation salariale.

Pour les salaires, une source au sein du ministère de la Santé nous avait annoncé, le 25 octobre, la mise en place d'une commission mixte (syndicat et ministère) pour travailler sur une proposition qui va être envoyée au chef du gouvernement et au ministre de l'Economie et des Finances".

(PV de la réunion du 26 octobre entre les médecins du public et le ministère de la Santé)

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Une nouvelle série de grèves est prévue dans tous les centres de santé du secteur public, en novembre, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Malgré l'accord signé entre le ministère de la Santé et les médecins du secteur public le 26 octobre dernier, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) appelle à de nouvelles grèves.

Ainsi, une première grève nationale de 24h aura lieu le 19 novembre, et une deuxième de 48h, les 22 et 23 novembre.

Des listes de demandes de démission collective dans toutes les régions restantes du Royaume seront également présentées au ministère.

Rappelons que 210 médecins (50 dans l'Oriental, 30 à Ouarzazate, et 130 à Casablanca) ont présenté des demandes de démission collective en octobre.

Dans un article précédent, le ministère de la Santé nous avait expliqué que ces demandes n'ont aucune valeur ni juridique ni administrative. Raison: sur le plan légal, seules les demandes de démission individuelle qui respectent les conditions légales peuvent être considérées. "Nous interprétons cette action comme un appel à l'aide plus qu'autre chose. Ces démissions collectives n'auront aucun impact sur la continuité du service public", selon notre interlocuteur.

Le SIMSP appelle également à une journée de deuil le 28 novembre prochain. Les médecins du public seront tous vêtus d'une tenue noire.

Des rencontres sont aussi prévues avec des groupes parlementaires et des associations.

Par ailleurs les médecins continueront de boycotter les prestations administratives, notamment les rapports périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), toutes les attestations (excepté celles de naissance ou de décès), ainsi que les réunions et les formations.

Ils ne participeront à aucune caravane médicale et poursuivront la "grève de cachets", et le port du brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509). Les médecins du public se plaignent de l'échelon ou indice sur la base duquel leur salaire est calculé. Actuellement de 336, l'équivalent d'un master (Bac+5), ils réclament que celui-ci passe à 509, l'équivalent d'un doctorat (Bac+8). 

Ils boycotteront la campagne médicale scolaire, en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales.

Ils effectueront également des recherches sur le souhait des médecins marocains de quitter le pays. Rappelons en effet que les médecins Marocains sont de plus en plus tentés de quitter le Maroc pour éviter d'être affectés dans des régions lointaines pour des salaires "de misère" et des conditions de travail déplorables, après près de 10 ans d'études.

Le syndicat prévoit aussi d'entamer les procédures nécessaires pour généraliser les grèves dans tous les services y compris les urgences et la réanimation, et dans tous les centres publics de santé du Royaume.

Rappelons que les revendications des médecins du public n’ont pas changé, dont les principales sont l’amélioration des conditions de travail et de la situation salariale.

Pour les salaires, une source au sein du ministère de la Santé nous avait annoncé, le 25 octobre, la mise en place d'une commission mixte (syndicat et ministère) pour travailler sur une proposition qui va être envoyée au chef du gouvernement et au ministre de l'Economie et des Finances".

(PV de la réunion du 26 octobre entre les médecins du public et le ministère de la Santé)

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