Aid Al Adha 2020: la baisse des prix se confirme

L’offre en ovins et caprins destinés à l’abattage pour l’Aid Al Adha est abondante au niveau national. La demande, elle, n’est pas au rendez-vous cette année, ce qui engendre une baisse des prix dans les souks.

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Aid Al Adha 2020 : La baisse des prix se confirme

Le 16 juillet 2020 à 15:26

Modifié le 17 juillet 2020 à 08:26

Plus de 8 millions de têtes ont été identifiées par la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) et l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) depuis le 22 avril dernier. L’opération a pris fin le 15 juillet.

L’offre est donc au même niveau que l’année dernière, contrairement à la demande, qui est en baisse, ainsi que les prix des moutons.

Comme le montrent des vidéos dans les souks de différentes régions du pays, des bêtes de taille relativement grande sont vendues à peine à 1.300 DH, voire moins, des prix relativement bas par rapport à l’année passée, où le prix du kilogramme variait entre 47 et 51 DH.

L'information a été annoncée par Médias24 fin juin. Dans un article précédent, le président de la Fiviar nous avait confié que les prix des moutons pourront connaître une baisse de 10% par rapport à 2019. 

Cette baisse se confirme à l'Approche de l'Aid, prévu le 31 juillet, selon le calcul astronomique.

"Selon nos estimations, les prix vont être bas pour les grands moutons, mais resteront stables, ou augmenteront légèrement pour les petits moutons", qui sont le plus demandés dans le contexte actuel, nous apprend ce jeudi 16 juillet la Fiviar.

La fourchette des prix au kilogramme n’a pour l’instant pas encore été fixée. "Jusqu’à présent, les grandes surfaces qui pratiquent ce mode de tarification n’ont pas encore affiché leurs prix", ajoute notre source.

L’effet des MRE se fait ressentir

Cette situation s’explique par deux principales raisons, d’après le président de la Fédération.

"La première est relative au pouvoir d’achat des citoyens, qui est moins bon par rapport à la même période de l’année passée, en raison du covid-19". En effet, de nombreuses personnes ont été lourdement touchées par la crise, dont certaines ont perdu leurs emplois. 

"D’une autre part, les Marocains résidants à l’étranger ne seront pas nombreux au Maroc durant la période de l’Aid 2020. Environ un million de familles des MRE avaient rallongé leurs vacances en 2019 pour passer l’Aid Al Adha au pays, ce qui avait joué sur les prix", ajoute notre interlocuteur.

"L’offre est donc au même niveau que l’année dernière, mais avec moins d’acheteurs."

Rappelons que l’ouverture des frontières marocaines n’est que partielle cette année, permettant à des catégories bien définies d’entrer au pays, notamment les étrangers résidant au Maroc, les touristes bloqués à l’étranger, les étudiants et les MRE, qui répondent à une série de conditions.

Ces constats nous ont également été confirmés par un éleveur dans la ville d’Azrou, spécialisée dans la vente de la race Timahdite.

"Cette année, nous perdons environ 300 à 500 DH par tête, à cause de la crise. Les prix sont beaucoup moins élevés que l’année dernière", souligne-t-il.

"Le prix au kg varie actuellement entre 30 à 35 DH. Une grosse bête peut donc se vendre à partir de 1.500 DH, selon son poids", ajoute-t-il. 

Il faut dire que les nombreuses mesures mises en place dans les souks par les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur, pour éviter la propagation du virus, n’arrangent pas les choses, et dissuadent les gens de s’y rendre.  

L'Aid Al Adha sera donc bien particulier cette année. 

>>Lire aussi: 

Répartition des ovins et des caprins identifiés par région

Aïd Al Adha 2020: les conseils sanitaires à ne pas négliger

Le Covid-19 a accéléré la création de marchés à bestiaux en bonne et due forme

Aid Al Adha 2020: la baisse des prix se confirme

Le 16 juillet 2020 à15:40

Modifié le 17 juillet 2020 à 08:26

L’offre en ovins et caprins destinés à l’abattage pour l’Aid Al Adha est abondante au niveau national. La demande, elle, n’est pas au rendez-vous cette année, ce qui engendre une baisse des prix dans les souks.

Plus de 8 millions de têtes ont été identifiées par la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) et l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) depuis le 22 avril dernier. L’opération a pris fin le 15 juillet.

L’offre est donc au même niveau que l’année dernière, contrairement à la demande, qui est en baisse, ainsi que les prix des moutons.

Comme le montrent des vidéos dans les souks de différentes régions du pays, des bêtes de taille relativement grande sont vendues à peine à 1.300 DH, voire moins, des prix relativement bas par rapport à l’année passée, où le prix du kilogramme variait entre 47 et 51 DH.

L'information a été annoncée par Médias24 fin juin. Dans un article précédent, le président de la Fiviar nous avait confié que les prix des moutons pourront connaître une baisse de 10% par rapport à 2019. 

Cette baisse se confirme à l'Approche de l'Aid, prévu le 31 juillet, selon le calcul astronomique.

"Selon nos estimations, les prix vont être bas pour les grands moutons, mais resteront stables, ou augmenteront légèrement pour les petits moutons", qui sont le plus demandés dans le contexte actuel, nous apprend ce jeudi 16 juillet la Fiviar.

La fourchette des prix au kilogramme n’a pour l’instant pas encore été fixée. "Jusqu’à présent, les grandes surfaces qui pratiquent ce mode de tarification n’ont pas encore affiché leurs prix", ajoute notre source.

L’effet des MRE se fait ressentir

Cette situation s’explique par deux principales raisons, d’après le président de la Fédération.

"La première est relative au pouvoir d’achat des citoyens, qui est moins bon par rapport à la même période de l’année passée, en raison du covid-19". En effet, de nombreuses personnes ont été lourdement touchées par la crise, dont certaines ont perdu leurs emplois. 

"D’une autre part, les Marocains résidants à l’étranger ne seront pas nombreux au Maroc durant la période de l’Aid 2020. Environ un million de familles des MRE avaient rallongé leurs vacances en 2019 pour passer l’Aid Al Adha au pays, ce qui avait joué sur les prix", ajoute notre interlocuteur.

"L’offre est donc au même niveau que l’année dernière, mais avec moins d’acheteurs."

Rappelons que l’ouverture des frontières marocaines n’est que partielle cette année, permettant à des catégories bien définies d’entrer au pays, notamment les étrangers résidant au Maroc, les touristes bloqués à l’étranger, les étudiants et les MRE, qui répondent à une série de conditions.

Ces constats nous ont également été confirmés par un éleveur dans la ville d’Azrou, spécialisée dans la vente de la race Timahdite.

"Cette année, nous perdons environ 300 à 500 DH par tête, à cause de la crise. Les prix sont beaucoup moins élevés que l’année dernière", souligne-t-il.

"Le prix au kg varie actuellement entre 30 à 35 DH. Une grosse bête peut donc se vendre à partir de 1.500 DH, selon son poids", ajoute-t-il. 

Il faut dire que les nombreuses mesures mises en place dans les souks par les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur, pour éviter la propagation du virus, n’arrangent pas les choses, et dissuadent les gens de s’y rendre.  

L'Aid Al Adha sera donc bien particulier cette année. 

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