Circulation: Casablanca lance enfin le chantier de la gestion intelligente
La première phase du projet de poste central de gestion de la circulation est en service. Mais le plus gros reste à venir. Casa Transports lance la deuxième phase du projet pour gérer la circulation de manière intelligente dans 200 carrefours et généraliser la vidéoprotection.
Casa Transports agit sur ce chantier pour le compte de la Préfecture de police de Casablanca. Elle vient de lancer un appel d’offres pour entamer la réalisation de la deuxième phase du projet de Poste central de gestion de la circulation et de la vidéoprotection.
Il s’agit d’un marché de maitrise d’œuvre, autrement dit d’autres marchés de travaux ou de prestations seront lancés dans le cadre du projet. L’ouverture des plis est prévue le 16 mai et la durée de la mission est d’un an et demi.
Le chantier est lourd ; il devait être achevé en 2017 selon les propos du conseil de la ville de Casablanca, mais il s’agit de mettre en place le système de gestion intelligente de la circulation de la plus grande ville du Maroc.
« Ce projet vise à moderniser la régulation du trafic dans la ville, ainsi qu’à mettre à la disposition des forces de l’ordre les différentes fonctionnalités offertes par l’avancement en matière de vidéoprotection. Il s’inscrit dans une dynamique globale de Smart City initiée par la métropole et qui envisage de favoriser le partage d’informations, d’améliorer l’espace urbain et de faciliter la vie des citoyens », peut-on lire dans la documentation de l’appel d’offres.
Concrètement, des caméras intelligentes, des capteurs de poids, des stations de comptage des véhicules et des panneaux dynamiques seront installés, le tout relié à un système de big data. Des modifications des plans de circulation seront également opérées, dans la continuité des changements déjà opérés.
«L’objectif est de transformer les grandes artères de Casablanca, comme Zerktouni, en des boulevards passants, fluides, qui n’exigent pas l’arrêt à chaque feu. Les feux devront toujours être verts, jusqu’à ce que les capteurs au niveau des boulevards traversants détectent un poids important de véhicules», nous expliquait une source à Casa Transports dans un précédent article. En d’autres termes, il s’agira d’abandonner la gestion programmée des feux pour une gestion automatisée adaptée au trafic. Ce qui se fera graduellement.
Les résultats seront mesurés par la réduction du temps moyen de trajet. L’adjudicataire du marché devra d’ailleurs s’engager sur un objectif cible.
Pour l’instant, seule la première phase du projet de poste de gestion de la circulation est entrée en service : 150 caméras mobiles et un bâtiment dédié dont 2 étages réservés à la salle des machines, la salle d’exploitation et les différents bureaux.
Aujourd’hui on entame le plus gros du projet : mise en place d’un système technologique intégré et intelligent pour gérer la circulation dans 200 carrefours et généraliser la vidéoprotection à 500 sites à équiper en caméras.
Le projet fait appel à plusieurs domaines d’activité : génie civil, réseaux électriques, équipements technologiques, logiciels et réseaux de transmission … Il prendra beaucoup de temps pour être concrétisé.
Il s'ajoute à d'autres efforts menés par la ville (tramway, parkings, mise à niveau de la voirie...) pour fluidifier le trafic mais dont les résultats ne sont pas encore visibles.
En attendant, les usagers de la route devront prendre leur mal en patience, surtout que plusieurs projets d’infrastructures (trémies…) compliquent davantage la circulation et que le parc automobile dans la capitale économique ne cesse de s’accroître.
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