Coronavius : La CGEM prépare un plan anti-crise qui sera proposé au gouvernement
Le patronat a tenu une série de réunions ce jeudi 12 mars avec les fédérations et les régions au sujet de l'impact du Coronavirus sur l'économie. L'objectif était de lister les problèmes rencontrés et les propositions de mesures pour y faire face. Ces mesures seront étudiées, validées puis proposées au gouvernement.
Jeudi 12 mars, journée studieuse à la CGEM. Une série de réunions ont été tenues avec les fédérations sectorielles et les représentations régionales pour discuter de la pandémie du nouveau Coronavirus et son impact sur l'économie marocaine. Un impact qui se fait déjà sentir sur un ensemble de secteurs et menace sérieusement et incessamment d'autres.
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Dans une déclaration à la presse relayée par la MAP, le président de la CGEM Chakib Alj explique qu'une "série de mesures seront proposées pour préserver la situation économique au Maroc face au nouveau coronavirus dans le cadre de la réunion prévue du comité de veille économique".
Une source autorisée à la CGEM nous explique que les équipes travaillent depuis un moment sur la question. "Les fédérations devaient, chacune selon ses moyens, mesurer les risques et modéliser les impacts potentiels sur leur activité puis proposer les mesures qu'elles souhaitent apporter en réponse à la crise", nous explique-t-on.
Les questions discutées ce jeudi ont été à la fois d'ordre sanitaire et économique. Sur le plan sanitaire, les discussions ont porté sur les moyens de ralentir et limiter le risque de propagation du virus dans l'environnement professionnel pour protéger les collaborateurs à travers l'échange des Best Practices en la matière et les protocoles et procédures d'hygiène.
Pour le plan économique, "la réunion a permis d'avoir une image globale sur les impacts possibles et une présentation d'un ensemble de mesures, dont plusieurs innovantes, pour préserver l'emploi et les entreprises", confie notre source qui insiste que l'objectif final de tout ce travail est "de limiter les impacts au maximum pour sauver l'emploi et garder les entreprises en vie".
"Nous avons nos données sectorielles, mais nous avons aussi le benchmark des autres pays et on voit bien les risques encourus", poursuit notre interlocuteur.
A la tête des secteurs les plus touchés, le tourisme, le transport, l'aérien, l'industrie et le retail (notamment hors alimentaire).
Les mesures discutées lors de ces réunions sont, selon notre source, de trois natures :
- Des mesures propres aux entrepreneurs/entreprises : réduction des coûts, optimisation des dépenses, gel des investissements,... Il s'agit de tous les leviers légaux et réglementaires que les entreprises peuvent activer dans de pareils cas en fonction de leur exposition aux impacts.
- Des mesures privé-privé : ce sont l'ensemble des actions que l'entreprise peut prendre dans le cadre de son écosystème et avec l'adhésion de ses partenaires, à savoir les banques, clients, fournisseurs,...
- Des mesures publiques de soutien: il s'agit des mesures que les pouvoirs publics mettront en place pour aider le tissu économique et réduire l'impact de la crise. Cela peut passer par la fiscalité, des aides pour soulager la trésorerie des entreprises,...
Le détail n'a pas été communiqué, car l'ensemble des mesures proposées ce 12 mars ne sont pas la mouture définitive du patronat.
"La réunion d'aujourd'hui avait pour objectif de collecter l'ensemble des propositions des fédérations. Elles doivent encore être étudiées, validées avant d'être proposées au gouvernement dans le cadre du comité de veille économique annoncé la semaine dernière", précise notre source.
Pour rappel, le comité de veille est chargé d’une part, de suivre de près l’évolution de la situation économique et d’autre part, d’identifier les mesures appropriées en termes d’accompagnement des secteurs impactés.
Une réunion est prévue dans les prochains jours.
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