En 2020, nouvelles privatisations et financements innovants pour l'Etat

Le déficit budgétaire devrait être contenu à 3,5% en 2019 et 2020, a promis Mohamed Benchaâboun en présentant le PLF 2020 devant le Parlement. Le ministre des Finances a prononcé lundi 21 octobre en début de soirée, son traditionnel discours de présentation du projet de loi de finances pour l’année budgétaire à venir.

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En 2020, nouvelles privatisations et financements innovants pour l'Etat (Photo AIC press)

Le 22 octobre 2019 à 08:23

Modifié le 22 octobre 2019 à 21:52

3,5% est un taux qui a une allure de performance. Les contraintes sont nombreuses, la marge de manœuvre assez limitée et les attentes énormes: programmes d’investissements sur plusieurs années déjà lancés; transferts financiers accrus aux régions; réduction des inégalités spatiales et sociales; subventions; hausse des salaires dans le secteur public; mesures fiscales; rétablissement de la confiance chez les opérateurs économiques.

A titre d’exemple, le coût du dialogue social est de 14,3 MMDH sur trois ans, dont 5,3 MMDH en 2019 et 6 MMDH en 2020.

En 2019, l’objectif de déficit budgétaire était de 3,3%. Il sera finalement de 3,5%, annonce Benchaâboun. Il aura été contenu dans ces limites grâce essentiellement à la vente de 8% du capital de Maroc Telecom détenu par l’Etat.

En 2020, les dépenses supplémentaires seront de 16 MMDH. Pour maintenir le déficit prévisionnel à 3,5% du PIB, le gouvernement a coupé 1 MMDH dans les dépenses de fonctionnement. Il projette également 3 MMDH de recettes de privatisation, ainsi que 12 MMDH de recettes générées par des "mécanismes de financement innovants" et "une gestion active du patrimoine public" sans plus de détails. Médias24 avait déjà révélé que la titrisation d’infrastructures telles que le port de Safi était sérieusement envisagée. Sans cela, le déficit de 2020 serait de 4,8% du PIB.

Dans son allocution, le ministre a également annoncé le démarrage des travaux en 2020, de trois importants projets dans les provinces du Sud:

-Le port Dakhla Atlantique pour un investissement prévisionnel supérieur à 10 MMDH.

-Le CHU de Laâyoune pour 1,2 MMDH.

-Les parcs éoliens de Tiskrad (100 MW) et Boujdour (300 MW).

Santé et enseignement: 30% du budget de l’Etat

Le projet de loi de finances 2020 a consacré un total de 91 milliards de dirhams (MMDH) aux secteurs de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la santé, a également indiqué le ministre de l'Economie, des Finances et de la Réforme de l'Administration.

Parallèlement, il a noté la création de 20.000 postes budgétaires répartis entre le secteur de la santé à raison de 4.000 postes et le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec 16.000 postes, dont 15.000 au profit des académies régionales d'éducation et de formation.

Le ministre a, dans ce sens, souligné que le budget alloué à ces secteurs dans le cadre du PLF 2020 représente environ 30% du budget général de l'État sans compter la dette, notant que les postes budgétaires qui leur étaient attribués représentent 46% du total des postes ouverts dans le cadre du projet, qui a atteint 43.676 postes budgétaires, y compris les postes à pourvoir dans les académies régionales d’éducation et de formation.

Le PLF 2020, a t-il dit, prévoit aussi une mesure importante concernant principalement le secteur de la santé et qui vise à faciliter l'accès des citoyens aux vaccins, et ce à travers l'exonération des vaccins de la TVA.

Par ailleurs, le ministre a noté que les arts et la culture en général ainsi que les sports sont les principaux piliers permettant de renforcer la cohésion nationale et les valeurs humaines communes pour les générations futures. Il a, à cet égard, précisé que le PLF 2020 propose deux mesures, à savoir, la réduction de la TVA de 20% à 10% sur les opérations de vente de billets d'entrée aux musées, cinémas et théâtres, et l'accompagnement de la transformation des associations sportives en sociétés par le biais d'incitations fiscales.

Le gouvernement vise, à travers le PLF 2020, un taux de croissance de 3,7%, tout en maintenant l'inflation sous contrôle à moins de 2% et en assurant la stabilité des soldes budgétaires en limitant le déficit à 3,5%, a t-il fait savoir.

Et d'ajouter que les principales priorités de ce projet sont l'appui aux programmes sociaux, la réduction des disparités, l'accélération de la mise en oeuvre de la régionalisation, la promotion de l'investissement et le soutien de l'entreprise, en prenant diverses mesures pour rétablir la confiance, accompagner les petites et moyennes entreprises, encourager l’auto-entrepreneuriat et permettre aux jeunes de lancer leurs projets et de saisir toutes les opportunités d’intégration professionnelle et économique.

(Photo AIC press)

En 2020, nouvelles privatisations et financements innovants pour l'Etat

Le 22 octobre 2019 à10:02

Modifié le 22 octobre 2019 à 21:52

Le déficit budgétaire devrait être contenu à 3,5% en 2019 et 2020, a promis Mohamed Benchaâboun en présentant le PLF 2020 devant le Parlement. Le ministre des Finances a prononcé lundi 21 octobre en début de soirée, son traditionnel discours de présentation du projet de loi de finances pour l’année budgétaire à venir.

3,5% est un taux qui a une allure de performance. Les contraintes sont nombreuses, la marge de manœuvre assez limitée et les attentes énormes: programmes d’investissements sur plusieurs années déjà lancés; transferts financiers accrus aux régions; réduction des inégalités spatiales et sociales; subventions; hausse des salaires dans le secteur public; mesures fiscales; rétablissement de la confiance chez les opérateurs économiques.

A titre d’exemple, le coût du dialogue social est de 14,3 MMDH sur trois ans, dont 5,3 MMDH en 2019 et 6 MMDH en 2020.

En 2019, l’objectif de déficit budgétaire était de 3,3%. Il sera finalement de 3,5%, annonce Benchaâboun. Il aura été contenu dans ces limites grâce essentiellement à la vente de 8% du capital de Maroc Telecom détenu par l’Etat.

En 2020, les dépenses supplémentaires seront de 16 MMDH. Pour maintenir le déficit prévisionnel à 3,5% du PIB, le gouvernement a coupé 1 MMDH dans les dépenses de fonctionnement. Il projette également 3 MMDH de recettes de privatisation, ainsi que 12 MMDH de recettes générées par des "mécanismes de financement innovants" et "une gestion active du patrimoine public" sans plus de détails. Médias24 avait déjà révélé que la titrisation d’infrastructures telles que le port de Safi était sérieusement envisagée. Sans cela, le déficit de 2020 serait de 4,8% du PIB.

Dans son allocution, le ministre a également annoncé le démarrage des travaux en 2020, de trois importants projets dans les provinces du Sud:

-Le port Dakhla Atlantique pour un investissement prévisionnel supérieur à 10 MMDH.

-Le CHU de Laâyoune pour 1,2 MMDH.

-Les parcs éoliens de Tiskrad (100 MW) et Boujdour (300 MW).

Santé et enseignement: 30% du budget de l’Etat

Le projet de loi de finances 2020 a consacré un total de 91 milliards de dirhams (MMDH) aux secteurs de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la santé, a également indiqué le ministre de l'Economie, des Finances et de la Réforme de l'Administration.

Parallèlement, il a noté la création de 20.000 postes budgétaires répartis entre le secteur de la santé à raison de 4.000 postes et le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec 16.000 postes, dont 15.000 au profit des académies régionales d'éducation et de formation.

Le ministre a, dans ce sens, souligné que le budget alloué à ces secteurs dans le cadre du PLF 2020 représente environ 30% du budget général de l'État sans compter la dette, notant que les postes budgétaires qui leur étaient attribués représentent 46% du total des postes ouverts dans le cadre du projet, qui a atteint 43.676 postes budgétaires, y compris les postes à pourvoir dans les académies régionales d’éducation et de formation.

Le PLF 2020, a t-il dit, prévoit aussi une mesure importante concernant principalement le secteur de la santé et qui vise à faciliter l'accès des citoyens aux vaccins, et ce à travers l'exonération des vaccins de la TVA.

Par ailleurs, le ministre a noté que les arts et la culture en général ainsi que les sports sont les principaux piliers permettant de renforcer la cohésion nationale et les valeurs humaines communes pour les générations futures. Il a, à cet égard, précisé que le PLF 2020 propose deux mesures, à savoir, la réduction de la TVA de 20% à 10% sur les opérations de vente de billets d'entrée aux musées, cinémas et théâtres, et l'accompagnement de la transformation des associations sportives en sociétés par le biais d'incitations fiscales.

Le gouvernement vise, à travers le PLF 2020, un taux de croissance de 3,7%, tout en maintenant l'inflation sous contrôle à moins de 2% et en assurant la stabilité des soldes budgétaires en limitant le déficit à 3,5%, a t-il fait savoir.

Et d'ajouter que les principales priorités de ce projet sont l'appui aux programmes sociaux, la réduction des disparités, l'accélération de la mise en oeuvre de la régionalisation, la promotion de l'investissement et le soutien de l'entreprise, en prenant diverses mesures pour rétablir la confiance, accompagner les petites et moyennes entreprises, encourager l’auto-entrepreneuriat et permettre aux jeunes de lancer leurs projets et de saisir toutes les opportunités d’intégration professionnelle et économique.

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