Formation professionnelle : Les nouvelles filières, région par région

Au lendemain de la présentation devant le Roi Mohammed VI de la nouvelle stratégie de la formation professionnelle, Médias24 s’est procuré les premiers détails d'un chantier qui coûtera 3,6 MMDH. Filières, gouvernance, échéances …, tout ce qu’il faut savoir sur ces futures cités du savoir professionnel.

Formation professionnelle : Les nouvelles filières, région par région Création de 12 cités des métiers et des compétences

Le 05 avril 2019 à 18:39

Modifié le 05 avril 2019 à 21:21

Parmi les cinq projets (voir en bas de page) dont est porteuse la feuille de route validée jeudi 4 avril par le Souverain, la création de 12 cités des métiers et des compétences est une grande nouveauté.

A l’image des grands centres universitaires qui dispensent tous les enseignements (sciences, droit, littérature…), ces cités permettront aux jeunes ayant quitté les filières classiques de l’Education nationale de s’orienter vers des filières professionnelles adaptées aux marchés régionaux du travail.

Se voulant efficientes, elles privilégieront la formation en milieu professionnel (alternance et apprentissage), les langues étrangères, l’approche par compétence et les soft skills (compétences non techniques).

Structures à la carte en fonction des besoins professionnels de chaque région

Pour coller aux attentes particulières de chaque région et inculquer les compétences requises, des structures communes et spécifiques seront installées dans les 12 futurs centres de formation.

Structures communes à chacun des 12 cités : plateforme numérique, centre de langue, incubateur d’entreprises, Career center, espace de co-working, halle d’exposition, bibliothèque, internat, salles multimédias, administration, restaurant, terrains de sport et enfin des espaces verts.

Structures spécifiques : Chaînes de production pédagogique, centre de simulation, ateliers professionnels, laboratoire, halles technologiques, structures d’application et polygone pédagogique.

Dans une démarche multisectorielle, les concepteurs ont ciblé 8 pôles d’activité porteurs en termes d’emploi : Agriculture et Agro-industrie, Pêche, Tourisme et Hôtellerie, Santé, Artisanat, Industrie et industries propres, Digital et Offshoring/Intelligence artificielle et enfin les services aux personnes.

Les formations déterminées par la carte régionale

Souhaitant faire de ces cités des viviers de compétences pour les recruteurs, les formations dispensées seront adaptées aux richesses de chaque région et à leurs besoins en personnel.

-Tanger Tétouan-Al Hoceima : Industries et industries propres (éoliennes …), Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Pêche, Santé, Tourisme/Hôtellerie.

-Rabat-Salé-Kénitra : Industries/Industries propres, Intelligence artificielle, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Casablanca-Settat : Industries/Industries navales, Intelligence artificielle, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Marrakech-Safi : Industries, Artisanat, Digital/Offshoring, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Souss Massa-L’Oriental : Industries, Digital, Agriculture/Agro-industrie, Santé et Tourisme/Hôtellerie.

-Fes-Meknès : Industries, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Artisanat.

-Beni Mellal-Khénifra : Digital, Agriculture/Agro-industrie et Artisanat.

-Draâ Tafilalet : Industries propres, Agriculture/Agro-industrie, Digital, Tourisme/Hôtellerie et Artisanat

-Guelmim-Oued Nour : Digital, Agriculture et Pêche,.

-Laâyoune-Sakia El Hamra : Digital, Pêche et Santé.

-Dakhla-Oued Ed Dahab : Digital, Agriculture/Agro-industrie, Pêche, et Tourisme/Hôtellerie.

Qui pilotera les centres de métiers ?

Chacune des 12 cités régionales sera dirigée par une société anonyme qui est une filiale de l’OFPTT. Leur conseil d’administration sera présidé par un professionnel et par des membres venant de :

-L’Etat qui sera représenté par : Le Wali de la région en question, le directeur du CRI (centre régional d’investissement), le responsable régional de l’autorité gouvernementale (économie, finances, pêche, agriculture, santé, tourisme, formation professionnelle et de l’industrie), le délégué régional de l’OFPTT et enfin par le représentant régional de l’ANAPEC.

-La région qui sera présente dans le conseil d’administration à travers le président du conseil de la région.

Les professionnels seront également représentés par un délégué d’une fédération ou d’une association concernée par les secteurs de la formation professionnelle, un mandataire d’une chambre professionnelle et un responsable régional de la CGEM.

D’un coût total de 3,6 MMDH, le financement des 12 cités sera supporté par l’Etat, l’OFPPT et la région. Les ressources de chaque centre seront gérées uniquement par l’OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail).

Premières cités opérationnelles à partir de septembre 2020

En termes d’agenda, il est prévu que les études de consistance physique et d’ingénierie pédagogique dureront d’avril à décembre 2019 et que la construction des 12 centres commencera en janvier 2020.

Après quoi, les centres régionaux ouvriront progressivement leurs portes à partir des mois de septembre des rentrées scolaires 2020 puis 2021.

Les cinq projets mis en avant pour développer la formation professionnelle consistent à :

1) Mettre à jour l’offre de formation par la restructuration et la diversification, par l’aménagement et l’extension des centres et enfin par le renouvellement des équipements.

2) Créer une nouvelle génération de centres de formation en édifiant des centres de métiers et de compétences, multisectoriels, multifonctionnels et mutualisés, intégrés dans les écosystèmes régionaux et enfin qui abritent des filières à fort potentiel d’emploi.

3) Moderniser les méthodes pédagogiques et s’adapter aux nouveaux standards de qualité en privilégiant une approche par compétence et la formation en milieu professionnel (alternance et apprentissage).

4) Professionnaliser les jeunes travailleurs dans l’informel et/ou en recherche d’emploi avec des programmes dédiés qui renforcent la connaissance de l’anglais et des compétences métiers.

5) Orienter précocement avec 3 niveaux dès la fin du primaire mais aussi améliorer l’attractivité de la formation professionnelle.

Création de 12 cités des métiers et des compétences

Formation professionnelle : Les nouvelles filières, région par région

Le 05 avril 2019 à18:46

Modifié le 05 avril 2019 à 21:21

Au lendemain de la présentation devant le Roi Mohammed VI de la nouvelle stratégie de la formation professionnelle, Médias24 s’est procuré les premiers détails d'un chantier qui coûtera 3,6 MMDH. Filières, gouvernance, échéances …, tout ce qu’il faut savoir sur ces futures cités du savoir professionnel.

Parmi les cinq projets (voir en bas de page) dont est porteuse la feuille de route validée jeudi 4 avril par le Souverain, la création de 12 cités des métiers et des compétences est une grande nouveauté.

A l’image des grands centres universitaires qui dispensent tous les enseignements (sciences, droit, littérature…), ces cités permettront aux jeunes ayant quitté les filières classiques de l’Education nationale de s’orienter vers des filières professionnelles adaptées aux marchés régionaux du travail.

Se voulant efficientes, elles privilégieront la formation en milieu professionnel (alternance et apprentissage), les langues étrangères, l’approche par compétence et les soft skills (compétences non techniques).

Structures à la carte en fonction des besoins professionnels de chaque région

Pour coller aux attentes particulières de chaque région et inculquer les compétences requises, des structures communes et spécifiques seront installées dans les 12 futurs centres de formation.

Structures communes à chacun des 12 cités : plateforme numérique, centre de langue, incubateur d’entreprises, Career center, espace de co-working, halle d’exposition, bibliothèque, internat, salles multimédias, administration, restaurant, terrains de sport et enfin des espaces verts.

Structures spécifiques : Chaînes de production pédagogique, centre de simulation, ateliers professionnels, laboratoire, halles technologiques, structures d’application et polygone pédagogique.

Dans une démarche multisectorielle, les concepteurs ont ciblé 8 pôles d’activité porteurs en termes d’emploi : Agriculture et Agro-industrie, Pêche, Tourisme et Hôtellerie, Santé, Artisanat, Industrie et industries propres, Digital et Offshoring/Intelligence artificielle et enfin les services aux personnes.

Les formations déterminées par la carte régionale

Souhaitant faire de ces cités des viviers de compétences pour les recruteurs, les formations dispensées seront adaptées aux richesses de chaque région et à leurs besoins en personnel.

-Tanger Tétouan-Al Hoceima : Industries et industries propres (éoliennes …), Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Pêche, Santé, Tourisme/Hôtellerie.

-Rabat-Salé-Kénitra : Industries/Industries propres, Intelligence artificielle, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Casablanca-Settat : Industries/Industries navales, Intelligence artificielle, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Marrakech-Safi : Industries, Artisanat, Digital/Offshoring, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Services à la personne.

-Souss Massa-L’Oriental : Industries, Digital, Agriculture/Agro-industrie, Santé et Tourisme/Hôtellerie.

-Fes-Meknès : Industries, Digital/Offshoring, Agriculture/Agro-industrie, Santé, Tourisme/Hôtellerie et Artisanat.

-Beni Mellal-Khénifra : Digital, Agriculture/Agro-industrie et Artisanat.

-Draâ Tafilalet : Industries propres, Agriculture/Agro-industrie, Digital, Tourisme/Hôtellerie et Artisanat

-Guelmim-Oued Nour : Digital, Agriculture et Pêche,.

-Laâyoune-Sakia El Hamra : Digital, Pêche et Santé.

-Dakhla-Oued Ed Dahab : Digital, Agriculture/Agro-industrie, Pêche, et Tourisme/Hôtellerie.

Qui pilotera les centres de métiers ?

Chacune des 12 cités régionales sera dirigée par une société anonyme qui est une filiale de l’OFPTT. Leur conseil d’administration sera présidé par un professionnel et par des membres venant de :

-L’Etat qui sera représenté par : Le Wali de la région en question, le directeur du CRI (centre régional d’investissement), le responsable régional de l’autorité gouvernementale (économie, finances, pêche, agriculture, santé, tourisme, formation professionnelle et de l’industrie), le délégué régional de l’OFPTT et enfin par le représentant régional de l’ANAPEC.

-La région qui sera présente dans le conseil d’administration à travers le président du conseil de la région.

Les professionnels seront également représentés par un délégué d’une fédération ou d’une association concernée par les secteurs de la formation professionnelle, un mandataire d’une chambre professionnelle et un responsable régional de la CGEM.

D’un coût total de 3,6 MMDH, le financement des 12 cités sera supporté par l’Etat, l’OFPPT et la région. Les ressources de chaque centre seront gérées uniquement par l’OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail).

Premières cités opérationnelles à partir de septembre 2020

En termes d’agenda, il est prévu que les études de consistance physique et d’ingénierie pédagogique dureront d’avril à décembre 2019 et que la construction des 12 centres commencera en janvier 2020.

Après quoi, les centres régionaux ouvriront progressivement leurs portes à partir des mois de septembre des rentrées scolaires 2020 puis 2021.

Les cinq projets mis en avant pour développer la formation professionnelle consistent à :

1) Mettre à jour l’offre de formation par la restructuration et la diversification, par l’aménagement et l’extension des centres et enfin par le renouvellement des équipements.

2) Créer une nouvelle génération de centres de formation en édifiant des centres de métiers et de compétences, multisectoriels, multifonctionnels et mutualisés, intégrés dans les écosystèmes régionaux et enfin qui abritent des filières à fort potentiel d’emploi.

3) Moderniser les méthodes pédagogiques et s’adapter aux nouveaux standards de qualité en privilégiant une approche par compétence et la formation en milieu professionnel (alternance et apprentissage).

4) Professionnaliser les jeunes travailleurs dans l’informel et/ou en recherche d’emploi avec des programmes dédiés qui renforcent la connaissance de l’anglais et des compétences métiers.

5) Orienter précocement avec 3 niveaux dès la fin du primaire mais aussi améliorer l’attractivité de la formation professionnelle.

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