L'Etat va céder jusqu'à 8% du capital de Maroc Telecom

L'Etat va céder dans les semaines à venir, en juillet ou en septembre, une part maximale de 8% du capital de Maroc Telecom via des opérations de blocs et une offre publique sur le marché boursier marocain.

L'Etat va céder jusqu'à 8% du capital de Maroc Telecom

Le 31 mai 2019 à 16:41

Modifié le 31 mai 2019 à 17:58

L'opération était attendue. Une source sûre avait révélé à Médias24 que les privatisations commenceront cet été avec 2 à 3 cessions.

Ce vendredi 31 mai, Maroc Telecom annonce dans un communiqué avoir reçu un courrier de la part de Mohamed Benchaâboun, Ministre de l’Economie et des Finances, l'informant de l’intention de l'Etat de céder dans les semaines à venir une part maximale de 8% du capital et des droits de vote de Maroc Télécom à travers des cessions de blocs d’actions et d’une offre publique de vente sur le marché boursier marocain.

L'opération devra suivre les procédures prévues par la législation : évaluation de l'entreprise, validation par la commission des transferts et l'organisme d'évaluation, préparation d'une note d'information et son visa par l'AMMC... Selon une source sûre, elle interviendra en juillet ou en septembre. Le mois d'août est écarté.

Cette cession intervient dans le cadre de la réactivation du processus des privatisations par le gouvernement. Ce dernier prévoit de réaliser 10 milliards de DH de privatisations en 2019, dont 5 milliards iront au budget de l'Etat pour atténuer le déficit budgétaire.

La cession de l'hôtel La Mamounia et de la Centrale thermique de Tahaddart est prévue cette année, selon notre source. Une annonce est attendue ce mois de juin.

Mais étant des filiales d'entreprises publiques (ONCF et ONEE) et non des participations directes de l'Etat, on ne sait pas si les recettes de leur cession iront au budget de l'Etat ou maintenues dans les caisses de ces entreprises publiques, d'autant plus que des contrats programme (le cas de l'ONEE) sont en cours de finalisation entre l'Etat et ces entités. Les textes ne sont pas clairs et leur interprétation diffère d'une source à l'autre. Le montage financier n'est pas encore ficelé par le gouvernement.

Les recettes de la cession d'une partie supplémentaire du capital de Maroc Telecom iront, eux, assurément au budget de l'Etat qui détient toujours 30% de son capital.

L'opération est par ailleurs moins difficile à mener, l'opérateur télécoms étant déjà coté en bourse et sa valorisation est facile à établir. Elle rapportera également beaucoup plus que la cession de La Mamounia ou de la centrale Thermique de Tahaddart.

Sur la base du cours du 31 mai, Maroc Telecom vaut un peu plus de 121 milliards de DH. 8% du capital correspondraient à une valeur de 9,7 milliards de DH, soit quasiment l'objectif du gouvernement en termes de recettes de privatisations pour 2019.

>>Lire aussi: La nouvelle stratégie de l'Etat en matière de privatisation

L'Etat va céder jusqu'à 8% du capital de Maroc Telecom

Le 31 mai 2019 à16:41

Modifié le 31 mai 2019 à 17:58

L'Etat va céder dans les semaines à venir, en juillet ou en septembre, une part maximale de 8% du capital de Maroc Telecom via des opérations de blocs et une offre publique sur le marché boursier marocain.

L'opération était attendue. Une source sûre avait révélé à Médias24 que les privatisations commenceront cet été avec 2 à 3 cessions.

Ce vendredi 31 mai, Maroc Telecom annonce dans un communiqué avoir reçu un courrier de la part de Mohamed Benchaâboun, Ministre de l’Economie et des Finances, l'informant de l’intention de l'Etat de céder dans les semaines à venir une part maximale de 8% du capital et des droits de vote de Maroc Télécom à travers des cessions de blocs d’actions et d’une offre publique de vente sur le marché boursier marocain.

L'opération devra suivre les procédures prévues par la législation : évaluation de l'entreprise, validation par la commission des transferts et l'organisme d'évaluation, préparation d'une note d'information et son visa par l'AMMC... Selon une source sûre, elle interviendra en juillet ou en septembre. Le mois d'août est écarté.

Cette cession intervient dans le cadre de la réactivation du processus des privatisations par le gouvernement. Ce dernier prévoit de réaliser 10 milliards de DH de privatisations en 2019, dont 5 milliards iront au budget de l'Etat pour atténuer le déficit budgétaire.

La cession de l'hôtel La Mamounia et de la Centrale thermique de Tahaddart est prévue cette année, selon notre source. Une annonce est attendue ce mois de juin.

Mais étant des filiales d'entreprises publiques (ONCF et ONEE) et non des participations directes de l'Etat, on ne sait pas si les recettes de leur cession iront au budget de l'Etat ou maintenues dans les caisses de ces entreprises publiques, d'autant plus que des contrats programme (le cas de l'ONEE) sont en cours de finalisation entre l'Etat et ces entités. Les textes ne sont pas clairs et leur interprétation diffère d'une source à l'autre. Le montage financier n'est pas encore ficelé par le gouvernement.

Les recettes de la cession d'une partie supplémentaire du capital de Maroc Telecom iront, eux, assurément au budget de l'Etat qui détient toujours 30% de son capital.

L'opération est par ailleurs moins difficile à mener, l'opérateur télécoms étant déjà coté en bourse et sa valorisation est facile à établir. Elle rapportera également beaucoup plus que la cession de La Mamounia ou de la centrale Thermique de Tahaddart.

Sur la base du cours du 31 mai, Maroc Telecom vaut un peu plus de 121 milliards de DH. 8% du capital correspondraient à une valeur de 9,7 milliards de DH, soit quasiment l'objectif du gouvernement en termes de recettes de privatisations pour 2019.

>>Lire aussi: La nouvelle stratégie de l'Etat en matière de privatisation

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