Dossier Cet article est issu du dossier «EXCLUSIF: le point sur la transformation du groupe CDG» Voir tout le sommaire

"La CDG veut faire émerger des startups mondiales à partir du Maroc" (Zaghnoun)

La CDG dispose désormais de 4 leviers en faveur de l'émergence des talents marocains et initiatives dans l'industrie et les PME: Le Fonds émergent doté de 1,7 MMDH; le Fonds PME doté de 1 MMDH, l'initiative 212 Founders et Finéa.

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(Photo Médias24)

Le 29 octobre 2019 à 14:50

Modifié le 29 octobre 2019 à 19:41

Médias24: Pourquoi la CDG s’est-elle lancée dans un programme inédit de startups ? Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à tant de programmes de startups qu’on voit au Maroc et en Afrique ?

Abdellatif Zaghnoun: Pour bien expliquer, je dois remonter en arrière. En 2016, nous avons fait un diagnostic très approfondi, objectif et responsable, de notre façon de faire, du modèle économique du groupe CDG. Parce que notre souci est d’assurer la pérennité et la continuité de notre modèle économique. Continuer à collecter les fonds, à les sécuriser, à les rémunérer et à donner confiance aux déposants et en même temps canaliser une partie de ces fonds pour financer des projets de développement économique et social de notre pays. Donc, il y a un équilibre qu’il faut assurer.

Nos choix stratégiques doivent être alignés avec les enjeux économiques importants du Maroc

Quand nous avons questionné notre modèle, nous avons constaté qu’il avait atteint ses limites et que nous commencions à être très exposés dans des projets à rentabilité différée. Donc que l'on risquait d’avoir un déséquilibre de notre propre modèle.

C’est là que nous avons mis en place notre nouvelle stratégie à l’horizon 2022 et qui porte sur deux dimensions importantes :

La première dimension, c’est la restructuration des activités existantes. Sortir des activités à faible valeur ajoutée, ne plus être dans la concurrence du privé mais au contraire dans la complémentarité, et même accompagner le privé pour se développer ; et se positionner dans des activités dans lesquelles on peut être additionnels et structurants et ayant un fort potentiel de création d’emplois et de valeur ajoutée.

Nos choix stratégiques doivent être alignés avec les enjeux économiques importants du Maroc. A l’époque, nous avons identifié 4 enjeux majeurs dont voici les deux premiers:

1. la régionalisation avancée. Les régions ont des prérogatives importantes et il y a des transferts financiers qui sont effectués à leur profit. Mais il faut les doter des structures, moyens et compétences nécessaires pour pouvoir réussir la mise en œuvre de la régionalisation et opérer une réelle transformation économique des régions.

Donc, il faut qu’elles soient capables de concevoir les projets, de les étudier, les exécuter, les développer et les suivre. Et les gérer par la suite.

C’est là où on s’est dit : le groupe CDG a accumulé une grande expérience dans un certain nombre de domaines notamment liés au développement territorial. Nous avons donc adopté ce choix-là.

2. La transformation structurelle du tissu industriel national. Pourquoi est-il nécessaire de restructurer d’une façon profonde et structurante notre tissu productif ? D’abord, parce que quand on analyse la croissance économique sur plusieurs années, elle est en moyenne de 3,5% sur les dix années écoulées. Elle est nettement inférieure à la croissance réalisée par des pays qui ont réussi leur émergence économique qui est de l’ordre de 6%. Il y a un gap qu’il faut aller chercher quelque part.

La seule solution pour améliorer le taux de croissance économique du Maroc, c’est de rééquilibrer les 3 composantes de cette croissance qui sont le capital, le travail et la productivité totale des facteurs.

Quand on analyse la structure de la croissance aujourd’hui de ces composantes, qu’est-ce qu’on constate ? Que le Maroc a beaucoup plus investi dans le capital, la preuve c’est que nous avons un taux d’investissement qui dépasse 30% du PIB, soit l’un des taux les plus élevés au monde. Par contre, quand on analyse la composante productivité des facteurs, elle est inférieure à 1% alors que pour les pays ayant réussi leur émergence économique, elle est en moyenne de 3%.

De la même manière, on constate que le travail, malgré l’aubaine démographique dont bénéficie le Maroc, ne contribue pas énormément à la croissance.

Donc, il faut rééquilibrer ces trois facteurs.

Notre économie court un risque de polarisation du tissu industriel: d'un côté, les entreprises performantes orientées export et de l'autre les activités traditionnelles à faible valeur ajoutée orientées marché local

Et pour nous, l’un des axes d’amélioration sur lesquels le Maroc doit se mobiliser, c’est la régénération de son tissu productif, en injectant de nouveaux métiers davantage orientés export, à l’instar de ce qu’il a fait dans les domaines automobile et aéronautique.

Il faut renouveler les activités traditionnelles à faible productivité, à faible valeur ajoutée et orientées essentiellement vers le marché intérieur, par des activités à dimension internationale orientées export qui vont générer plus de valeur ajoutée et plus d’emplois. Sinon, on va assister à un risque majeur : une polarisation de notre tissu industriel, d’un côté des entreprises étrangères performantes orientées export comme Renault, PSA ou l’offshoring, et de l’autre côté des entreprises nationales qui restent sur des activités industrielles à faible performance, à faible productivité, orientées beaucoup plus marché local.

C’est pour anticiper cette polarisation que pour nous, il faut développer ces métiers et surtout les écosystèmes industriels autour de ces métiers. Et encore une fois, il faut pousser le capital marocain et l’entreprise marocaine à intégrer ces écosystèmes. Et c’est là où nous pensons qu’un investisseur stratégique comme la CDG peut jouer un rôle dans ce sens en accompagnant les entreprises à fort potentiel à intégrer ces écosystèmes.

Pour favoriser cette intégration, il faut encourager la créativité et l’innovation, amener l’entrepreneuriat, notamment digital, vers ces écosystèmes industriels. Et l’innovation passe entre autres par la créativité.

Et c’est comme ça que nous pensons qu’en investissant dans des startups et dans des talents marocains qui font preuve vraiment d’une grande capacité d’innovation et de créativité, on peut contribuer à atteindre cet objectif.

D’où cette initiative qui a été lancée depuis le mois de mai 2019 et qui consiste vraiment à identifier des entrepreneurs, des jeunes entrepreneurs talentueux, audacieux…

-Qu’est ce vous leur apportez de plus ?

-Un accompagnement de bout en bout. Nous avons fait un diagnostic pour comprendre les besoins et les attentes de ces startups. Nous avons constaté que le problème ne réside pas uniquement dans le financement. Mais la startup a besoin d’un accompagnement depuis la genèse du projet jusqu’à l’accès aux premières commandes.

J’ai toujours donné l’exemple du bébé : il ne suffit pas de lui mettre 2 MDH dans son compte bancaire, il faut s’occuper de lui. C’est pareil pour les startups.

Nous voulons prendre ces startups de bout en bout. Nous avons mis en place un accompagnement qui va de la phase d'incubation à la phase accélération puis à la phase industrialisation.

212 Founders: Nous avons été surpris par la qualité des projets

Dans chaque cas, nous intervenons financièrement mais également avec des accompagnements en matière de formation, d’aide en matière d’accès aux marchés, aux réseaux internationaux, etc. Et pour ce faire, nous avons lancé un appel international à manifestation d’intérêt pour sélectionner l’entreprise qui nous accompagne dans ce processus. Nous avons choisi l’une des meilleures entreprises qui a des références intéressantes à l’échelle européenne.

Nous avons également mis en place un comité d’investissement dans lequel il y a quatre administrateurs indépendants. Ce sont des personnes qui ont une grande expérience, ce sont d’ailleurs des entrepreneurs qui ont créé leurs propres startups et qui ont réussi. Parce que nous voulons vraiment capitaliser sur les expériences réussies pour mettre en place un modèle qui peut servir par la suite de référence à l’échelle nationale et qui va faire tache d’huile. Parce que ce que nous faisons, rien n’empêche d’autres institutions de le faire.

-Demain, il peut donc y avoir une startup marocaine qui ait une empreinte mondiale…

-Bien sûr. C’est vraiment l’objectif que nous nous sommes fixés. Faire émerger des startups à dimension mondiale à partir du Maroc.

Quand on a lancé le premier appel pour sélectionner les startups, en moins d’un mois nous avons reçu plus de 950 candidatures. Nous avons été agréablement surpris. D’abord par cet engouement qu’a suscité cette initiative. Mais surtout par la qualité des projets.

-Et donc, après la réussite de la première vague, allez-vous continuer?

-Bien sûr nous allons continuer, la seconde sera lancée début 2020. Après avoir vu ces jeunes pleins d’énergie, audacieux, talentueux, j’ai envie d’aller plus vite. L’attente est énorme et d’un autre côté, je suis persuadé que c’est l’un des leviers de modernisation de notre tissu industriel. Il y aura une deuxième promotion avec, je l'espère, davantage de candidats retenus.

Là, notre objectif immédiat est de faire aboutir cette première promotion parce que nous voulons vraiment capitaliser sur ce modèle pour aller plus vite. Mon souhait est de fédérer d’autres acteurs autour de ce genre d’initiative, pour passer à une dimension beaucoup plus importante.

-En plus des startups et l'initiative 212 Founders, vous avez annoncé d'autres initiatives en faveur des industries...

-Le Fonds émergent de 1,7 MMDH à travers CDG Invest, pour investir dans les métiers mondiaux et dans les écosystèmes des métiers mondiaux ainsi que dans la transformation agro-industrielle ; pour moi, c’est un domaine où il y a un fort potentiel de création d’emplois, nous sommes un pays agricole, Maroc vert est en pleine expansion, cela permettra aussi de créer des emplois dans le monde rural.

Le Fonds PME doté de 1 MMDH, à travers CDG Invest également. Il est destiné à financer les entreprises qui montrent un fort potentiel de croissance ; nous prenons des participations dans leur capital pour renforcer leur assise financière et leur donner plus de moyens pour développer leur business et leur CA. 

Avec 212 Founders, CDG Invest a donc lancé trois initiatives. CDG Invest a été créée pour donner une capacité d'exécution maximale à notre stratégie. Et à tout cela, il faut ajouter le rôle que joue Finéa dans le financement des PME et TPE.

[A SUIVRE]

(Photo Médias24)

"La CDG veut faire émerger des startups mondiales à partir du Maroc" (Zaghnoun)

Le 29 octobre 2019 à14:51

Modifié le 29 octobre 2019 à 19:41

La CDG dispose désormais de 4 leviers en faveur de l'émergence des talents marocains et initiatives dans l'industrie et les PME: Le Fonds émergent doté de 1,7 MMDH; le Fonds PME doté de 1 MMDH, l'initiative 212 Founders et Finéa.

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Médias24: Pourquoi la CDG s’est-elle lancée dans un programme inédit de startups ? Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à tant de programmes de startups qu’on voit au Maroc et en Afrique ?

Abdellatif Zaghnoun: Pour bien expliquer, je dois remonter en arrière. En 2016, nous avons fait un diagnostic très approfondi, objectif et responsable, de notre façon de faire, du modèle économique du groupe CDG. Parce que notre souci est d’assurer la pérennité et la continuité de notre modèle économique. Continuer à collecter les fonds, à les sécuriser, à les rémunérer et à donner confiance aux déposants et en même temps canaliser une partie de ces fonds pour financer des projets de développement économique et social de notre pays. Donc, il y a un équilibre qu’il faut assurer.

Nos choix stratégiques doivent être alignés avec les enjeux économiques importants du Maroc

Quand nous avons questionné notre modèle, nous avons constaté qu’il avait atteint ses limites et que nous commencions à être très exposés dans des projets à rentabilité différée. Donc que l'on risquait d’avoir un déséquilibre de notre propre modèle.

C’est là que nous avons mis en place notre nouvelle stratégie à l’horizon 2022 et qui porte sur deux dimensions importantes :

La première dimension, c’est la restructuration des activités existantes. Sortir des activités à faible valeur ajoutée, ne plus être dans la concurrence du privé mais au contraire dans la complémentarité, et même accompagner le privé pour se développer ; et se positionner dans des activités dans lesquelles on peut être additionnels et structurants et ayant un fort potentiel de création d’emplois et de valeur ajoutée.

Nos choix stratégiques doivent être alignés avec les enjeux économiques importants du Maroc. A l’époque, nous avons identifié 4 enjeux majeurs dont voici les deux premiers:

1. la régionalisation avancée. Les régions ont des prérogatives importantes et il y a des transferts financiers qui sont effectués à leur profit. Mais il faut les doter des structures, moyens et compétences nécessaires pour pouvoir réussir la mise en œuvre de la régionalisation et opérer une réelle transformation économique des régions.

Donc, il faut qu’elles soient capables de concevoir les projets, de les étudier, les exécuter, les développer et les suivre. Et les gérer par la suite.

C’est là où on s’est dit : le groupe CDG a accumulé une grande expérience dans un certain nombre de domaines notamment liés au développement territorial. Nous avons donc adopté ce choix-là.

2. La transformation structurelle du tissu industriel national. Pourquoi est-il nécessaire de restructurer d’une façon profonde et structurante notre tissu productif ? D’abord, parce que quand on analyse la croissance économique sur plusieurs années, elle est en moyenne de 3,5% sur les dix années écoulées. Elle est nettement inférieure à la croissance réalisée par des pays qui ont réussi leur émergence économique qui est de l’ordre de 6%. Il y a un gap qu’il faut aller chercher quelque part.

La seule solution pour améliorer le taux de croissance économique du Maroc, c’est de rééquilibrer les 3 composantes de cette croissance qui sont le capital, le travail et la productivité totale des facteurs.

Quand on analyse la structure de la croissance aujourd’hui de ces composantes, qu’est-ce qu’on constate ? Que le Maroc a beaucoup plus investi dans le capital, la preuve c’est que nous avons un taux d’investissement qui dépasse 30% du PIB, soit l’un des taux les plus élevés au monde. Par contre, quand on analyse la composante productivité des facteurs, elle est inférieure à 1% alors que pour les pays ayant réussi leur émergence économique, elle est en moyenne de 3%.

De la même manière, on constate que le travail, malgré l’aubaine démographique dont bénéficie le Maroc, ne contribue pas énormément à la croissance.

Donc, il faut rééquilibrer ces trois facteurs.

Notre économie court un risque de polarisation du tissu industriel: d'un côté, les entreprises performantes orientées export et de l'autre les activités traditionnelles à faible valeur ajoutée orientées marché local

Et pour nous, l’un des axes d’amélioration sur lesquels le Maroc doit se mobiliser, c’est la régénération de son tissu productif, en injectant de nouveaux métiers davantage orientés export, à l’instar de ce qu’il a fait dans les domaines automobile et aéronautique.

Il faut renouveler les activités traditionnelles à faible productivité, à faible valeur ajoutée et orientées essentiellement vers le marché intérieur, par des activités à dimension internationale orientées export qui vont générer plus de valeur ajoutée et plus d’emplois. Sinon, on va assister à un risque majeur : une polarisation de notre tissu industriel, d’un côté des entreprises étrangères performantes orientées export comme Renault, PSA ou l’offshoring, et de l’autre côté des entreprises nationales qui restent sur des activités industrielles à faible performance, à faible productivité, orientées beaucoup plus marché local.

C’est pour anticiper cette polarisation que pour nous, il faut développer ces métiers et surtout les écosystèmes industriels autour de ces métiers. Et encore une fois, il faut pousser le capital marocain et l’entreprise marocaine à intégrer ces écosystèmes. Et c’est là où nous pensons qu’un investisseur stratégique comme la CDG peut jouer un rôle dans ce sens en accompagnant les entreprises à fort potentiel à intégrer ces écosystèmes.

Pour favoriser cette intégration, il faut encourager la créativité et l’innovation, amener l’entrepreneuriat, notamment digital, vers ces écosystèmes industriels. Et l’innovation passe entre autres par la créativité.

Et c’est comme ça que nous pensons qu’en investissant dans des startups et dans des talents marocains qui font preuve vraiment d’une grande capacité d’innovation et de créativité, on peut contribuer à atteindre cet objectif.

D’où cette initiative qui a été lancée depuis le mois de mai 2019 et qui consiste vraiment à identifier des entrepreneurs, des jeunes entrepreneurs talentueux, audacieux…

-Qu’est ce vous leur apportez de plus ?

-Un accompagnement de bout en bout. Nous avons fait un diagnostic pour comprendre les besoins et les attentes de ces startups. Nous avons constaté que le problème ne réside pas uniquement dans le financement. Mais la startup a besoin d’un accompagnement depuis la genèse du projet jusqu’à l’accès aux premières commandes.

J’ai toujours donné l’exemple du bébé : il ne suffit pas de lui mettre 2 MDH dans son compte bancaire, il faut s’occuper de lui. C’est pareil pour les startups.

Nous voulons prendre ces startups de bout en bout. Nous avons mis en place un accompagnement qui va de la phase d'incubation à la phase accélération puis à la phase industrialisation.

212 Founders: Nous avons été surpris par la qualité des projets

Dans chaque cas, nous intervenons financièrement mais également avec des accompagnements en matière de formation, d’aide en matière d’accès aux marchés, aux réseaux internationaux, etc. Et pour ce faire, nous avons lancé un appel international à manifestation d’intérêt pour sélectionner l’entreprise qui nous accompagne dans ce processus. Nous avons choisi l’une des meilleures entreprises qui a des références intéressantes à l’échelle européenne.

Nous avons également mis en place un comité d’investissement dans lequel il y a quatre administrateurs indépendants. Ce sont des personnes qui ont une grande expérience, ce sont d’ailleurs des entrepreneurs qui ont créé leurs propres startups et qui ont réussi. Parce que nous voulons vraiment capitaliser sur les expériences réussies pour mettre en place un modèle qui peut servir par la suite de référence à l’échelle nationale et qui va faire tache d’huile. Parce que ce que nous faisons, rien n’empêche d’autres institutions de le faire.

-Demain, il peut donc y avoir une startup marocaine qui ait une empreinte mondiale…

-Bien sûr. C’est vraiment l’objectif que nous nous sommes fixés. Faire émerger des startups à dimension mondiale à partir du Maroc.

Quand on a lancé le premier appel pour sélectionner les startups, en moins d’un mois nous avons reçu plus de 950 candidatures. Nous avons été agréablement surpris. D’abord par cet engouement qu’a suscité cette initiative. Mais surtout par la qualité des projets.

-Et donc, après la réussite de la première vague, allez-vous continuer?

-Bien sûr nous allons continuer, la seconde sera lancée début 2020. Après avoir vu ces jeunes pleins d’énergie, audacieux, talentueux, j’ai envie d’aller plus vite. L’attente est énorme et d’un autre côté, je suis persuadé que c’est l’un des leviers de modernisation de notre tissu industriel. Il y aura une deuxième promotion avec, je l'espère, davantage de candidats retenus.

Là, notre objectif immédiat est de faire aboutir cette première promotion parce que nous voulons vraiment capitaliser sur ce modèle pour aller plus vite. Mon souhait est de fédérer d’autres acteurs autour de ce genre d’initiative, pour passer à une dimension beaucoup plus importante.

-En plus des startups et l'initiative 212 Founders, vous avez annoncé d'autres initiatives en faveur des industries...

-Le Fonds émergent de 1,7 MMDH à travers CDG Invest, pour investir dans les métiers mondiaux et dans les écosystèmes des métiers mondiaux ainsi que dans la transformation agro-industrielle ; pour moi, c’est un domaine où il y a un fort potentiel de création d’emplois, nous sommes un pays agricole, Maroc vert est en pleine expansion, cela permettra aussi de créer des emplois dans le monde rural.

Le Fonds PME doté de 1 MMDH, à travers CDG Invest également. Il est destiné à financer les entreprises qui montrent un fort potentiel de croissance ; nous prenons des participations dans leur capital pour renforcer leur assise financière et leur donner plus de moyens pour développer leur business et leur CA. 

Avec 212 Founders, CDG Invest a donc lancé trois initiatives. CDG Invest a été créée pour donner une capacité d'exécution maximale à notre stratégie. Et à tout cela, il faut ajouter le rôle que joue Finéa dans le financement des PME et TPE.

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