Plus de 250 milliards de DH de cash en circulation à fin novembre 2019

18 milliards de plus en un an. Les dépôts bancaires stagnent depuis le début de l’année. Les crédits accordés aux entreprises privées en forte accélération.

Plus de 250 milliards de DH de cash en circulation à fin novembre 2019

Le 02 janvier 2020 à 11:15

Modifié le 02 janvier 2020 à 22:27

A fin novembre 2019, les statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib sont mitigées. D’un côté, le cash en circulation est toujours en forte augmentation et les dépôts bancaires stagnent.

Cette tendance, qui se confirme mois après mois, traduit le manque de confiance de plusieurs personnes physiques et morales, entre autres à cause de la multiplication des contrôles, des redressements et des recouvrements forcés de l’impôt par l’administration.

Elle a d'ailleurs poussé le gouvernement à adopter plusieurs mesures dans le cadre de la loi de finances 2020 pour rétablir la confiance.

De l’autre côté, il y a une réelle reprise du crédit bancaire, en faveur des entreprises privées notamment. Mobilisation plus forte des banques pour le financement de l'économie ? Amélioration de la situation financière et des perspectives de développement des entreprises ? Peut-être les deux à la fois.

Deux tendances problématiques

En tous les cas, ces deux tendances sont problématiques pour les banques dans la mesure où la distribution du crédit risque d'être freinée par la stagnation des dépôts et les sorties de cash du système, compte tenu des règles prudentielles.

Les banques multiplient d'ailleurs les levées de fonds (emprunts obligataires, augmentations de capital, certificats de dépôts) pour continuer à servir des crédits dans le respect de la réglementation.

Sachant qu'elles sont appelées à se mobiliser d'avantage pour les TPME et les entrepreneurs, tous les espoirs reposent sur le succès des opérations d'amnisties pour rétablir la confiance.

Les principales évolutions

Voici l'évolution des principaux indicateurs monétaires à fin novembre 2019 :

- La circulation fiduciaire a atteint 250,2 milliards de DH : +16,6 milliards depuis le début de l’année, +18 milliards sur une année glissante. Elle représente 18,6% de la masse monétaire.

- Les dépôts bancaires font quasiment du surplace : +5 milliards de DH depuis le début de l’année, à 927,9 milliards.

- Les bons de caisse et dépôts à terme ont vu leur encours baisser de 8,2 milliards de DH, à 152,9 milliards. Et les dépôts globaux des entreprises privées ont baissé de plus de 7 milliards de DH.

- Le crédit bancaire affiche une hausse salutaire de 5,2% ou de 43,8 milliards de DH sur une année glissante, à 892 milliards de DH.

- Hors secteur public et sociétés financières, le crédit augmente de 5,6% ou de 37,6 milliards.

- Plus de 22 milliards de DH ont bénéficié aux entreprises privées, ce qui correspond à une hausse de 6,6%.

- Les crédits à l’équipement sont en progression de 7 milliards de DH, les crédits de trésorerie de 16 milliards.

Les impayés des ménages en forte hausse

Notons toutefois une aggravation de 5,7% ou de 3,8 milliards de DH des impayés bancaires. Ces derniers s’établissent à près de 70 milliards de DH, soit 7,8% de l’encours global des crédits.

Cette dégradation est surtout le fait des ménages (+3,6 milliards de DH, à 29 milliards), les créances en souffrance des entreprises privées ayant quasiment stagné à 40 milliards de DH.

Plus de 250 milliards de DH de cash en circulation à fin novembre 2019

Le 02 janvier 2020 à11:21

Modifié le 02 janvier 2020 à 22:27

18 milliards de plus en un an. Les dépôts bancaires stagnent depuis le début de l’année. Les crédits accordés aux entreprises privées en forte accélération.

A fin novembre 2019, les statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib sont mitigées. D’un côté, le cash en circulation est toujours en forte augmentation et les dépôts bancaires stagnent.

Cette tendance, qui se confirme mois après mois, traduit le manque de confiance de plusieurs personnes physiques et morales, entre autres à cause de la multiplication des contrôles, des redressements et des recouvrements forcés de l’impôt par l’administration.

Elle a d'ailleurs poussé le gouvernement à adopter plusieurs mesures dans le cadre de la loi de finances 2020 pour rétablir la confiance.

De l’autre côté, il y a une réelle reprise du crédit bancaire, en faveur des entreprises privées notamment. Mobilisation plus forte des banques pour le financement de l'économie ? Amélioration de la situation financière et des perspectives de développement des entreprises ? Peut-être les deux à la fois.

Deux tendances problématiques

En tous les cas, ces deux tendances sont problématiques pour les banques dans la mesure où la distribution du crédit risque d'être freinée par la stagnation des dépôts et les sorties de cash du système, compte tenu des règles prudentielles.

Les banques multiplient d'ailleurs les levées de fonds (emprunts obligataires, augmentations de capital, certificats de dépôts) pour continuer à servir des crédits dans le respect de la réglementation.

Sachant qu'elles sont appelées à se mobiliser d'avantage pour les TPME et les entrepreneurs, tous les espoirs reposent sur le succès des opérations d'amnisties pour rétablir la confiance.

Les principales évolutions

Voici l'évolution des principaux indicateurs monétaires à fin novembre 2019 :

- La circulation fiduciaire a atteint 250,2 milliards de DH : +16,6 milliards depuis le début de l’année, +18 milliards sur une année glissante. Elle représente 18,6% de la masse monétaire.

- Les dépôts bancaires font quasiment du surplace : +5 milliards de DH depuis le début de l’année, à 927,9 milliards.

- Les bons de caisse et dépôts à terme ont vu leur encours baisser de 8,2 milliards de DH, à 152,9 milliards. Et les dépôts globaux des entreprises privées ont baissé de plus de 7 milliards de DH.

- Le crédit bancaire affiche une hausse salutaire de 5,2% ou de 43,8 milliards de DH sur une année glissante, à 892 milliards de DH.

- Hors secteur public et sociétés financières, le crédit augmente de 5,6% ou de 37,6 milliards.

- Plus de 22 milliards de DH ont bénéficié aux entreprises privées, ce qui correspond à une hausse de 6,6%.

- Les crédits à l’équipement sont en progression de 7 milliards de DH, les crédits de trésorerie de 16 milliards.

Les impayés des ménages en forte hausse

Notons toutefois une aggravation de 5,7% ou de 3,8 milliards de DH des impayés bancaires. Ces derniers s’établissent à près de 70 milliards de DH, soit 7,8% de l’encours global des crédits.

Cette dégradation est surtout le fait des ménages (+3,6 milliards de DH, à 29 milliards), les créances en souffrance des entreprises privées ayant quasiment stagné à 40 milliards de DH.

A lire aussi


6535

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

URGENT Rappel. Pas de changement d’heure ce week-end au Maroc!