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La CGEM réunit son conseil d’administration pour dépasser le malaise actuel

A la CGEM, règne un certain malaise. L’institution travaille normalement, avons-nous constaté, mais au niveau des administrateurs, le mot blocage ou paralysie est parfois évoqué, entre autres, car le conseil d’administration compte 124 membres au lieu des 99 prévus par les statuts. Jeudi 10 janvier 2019, le conseil se réunit en vue de revenir à 99 membres et tenter d’effacer l’erreur commise...

La CGEM réunit son conseil d’administration pour dépasser le malaise actuel
S.N.
Le 4 janvier 2019 à 15h58 | Modifié 11 avril 2021 à 2h50

En plus de cette importante question de conformité aux statuts, il existe d’autres lignes de tension comme la situation au sein du groupe CGEM de la Chambre des conseillers. Et, ce qui n’arrange rien, Ahmed Rahhou, un homme qui jouit de la considération générale, a démissionné du bureau. En l’absence d’explications ou de communiqué de l’intéressé, cette démission est exploitée pour affaiblir la nouvelle présidence de la CGEM.

La structure de la CGEM continue par contre à travailler normalement, avons-nous constaté.

C’est dans ce contexte qu’intervient la convocation du conseil d’administration de l’organisation patronale.

Joint par Médias24, Faïçal Mekouar, vice-président général de l’organisation patronale, a été la seule personnalité à accepter de s’exprimer à visage découvert. Il ne dément pas tout mais fournit des précisions.

Tout d’abord, il rejette catégoriquement les raisons du départ d’Ahmed Rahhou avancées dans les médias. « La démission d’Ahmed Rahhou n’a rien à voir avec Abdelilah Hifdi. Nous avions convenu depuis le début de notre mandat qu’il allait rester momentanément dans le bureau de la CGEM », affirme-t-il.

Il explique : M. Rahhou a été nommé vice-président chargé de la compétitivité et de l’environnement des affaires car il a travaillé longuement sur les dossiers liés au climat des affaires. En tant que vice-président, il a participé activement à la discussion de la loi de finances 2019, poursuivi le travail sur le climat des affaires au sein du CNEA…

Mais il y avait une sorte de convention dès le départ pour qu’il apporte momentanément sa contribution sur ces sujets à la CGEM, et qu’une fois ces dossiers bien avancés ou bien lancés il se retire de la gouvernance de la CGEM.

« Etant PDG d’une banque et membre actif au Conseil économique, social et environnemental, M. Rahhou est très pris », explique M. Mekouar. Et d’ajouter : « Bien entendu, il restera toujours un grand contributeur en matière de réflexion et d’étude des dossiers importants au niveau de la CGEM, comme les assises de la fiscalité ».

Ce démenti de M. Mekouar aurait plus de force s’il avait été apporté par Ahmed Rahhou lui-même, qui reste muré dans le silence, au moment où nous publions ces lignes.

"Un conflit dont on aurait pu se passer"

Si les tensions entre Abdelilah Hifdi et Neila Tazi ne sont pas derrière le départ d’Ahmed Rahhou, cela n’empêche que cette situation pèse sur le climat général au sein de la CGEM.

« C’est un conflit dont on aurait pu se passer. Il accapare l’attention au détriment des dossiers importants qui concernent l’entreprise.

« Bien entendu, ce sont des choses qui arrivent dans la vie associative. Nous sommes en train de les régler. Le groupe parlementaire fait partie intégrante de la CGEM.
On fera tout pour que ce soit dépassé », promet Faïçal Mekouar.

S’agit-il d’un simple conflit entre personnes ou d’une véritable division au sein de la confédération patronale suite aux décisions prises par son bureau ?

Le vice-président général de la CGEM répond par un non catégorique. « Il y a des discussions et des échanges mais pas de division. La CGEM est une institution vivante où chacun a son mot à dire. On est dans une période particulière où il y a un débat, on est en train d’installer les choses pour consacrer le temps qu’il faut aux dossiers importants ».

Un conseil d'administration conforme aux statuts à partir du 10 janvier

Mais il n’y a pas que ce conflit qui détériore le climat au sein du syndicat des patrons. La non-conformité du conseil d’administration de la CGEM par rapport aux statuts, suite à la nomination par Salaheddine Mezouar d’un nombre important de membres désignés (une cinquantaine contre 25 autorisés) a également suscité le mécontentement d’une bonne partie des membres qui affirment que le patronat a perdu plusieurs mois sans avancer sur les grands dossiers en cours.

Faïçal Mekouar reconnaît partiellement ce blocage. « Nous avons perdu du temps mais pas plusieurs mois. Nous ne sommes pas restés les bras croisés. Les gens travaillent, il y a eu des réunions, des commissions de travail avec les pouvoirs publics et les différentes institutions, des forums qu’on a organisé ou auxquels on a participé, les discussions de la loi de Finances…

« C’est vrai, cette non conformité par rapport aux statuts a consommé de notre temps. Nous sommes partis avec un élan très positif, il y avait beaucoup de personnes avec une bonne volonté, qui voulaient travailler et contribuer au sein de la CGEM, ce qui nous a poussés à outrepasser les statuts.

« Mais il y a eu un débat démocratique et des membres ont estimé qu’il faut se conformer aux statuts dans un premier temps et que si par la suite le conseil décide de faire évoluer les statuts on en discutera.

« Ce retour à la conformité sera acté jeudi prochain », conclut le vice-président général.

En effet, jeudi 10 janvier, la CGEM tient un conseil d’administration où les membres désignés seront nommés une nouvelle fois, conformément aux statuts, entre autres points à l’ordre du jour. Un conseil qui risque d’être chaud. Y aura-t-il un retour au calme à son issue ?

Médias24 donnera la parole à toute personnalité impliquée dans la CGEM, à condition qu’elle s’exprime à visage découvert.

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S.N.
Le 4 janvier 2019 à 15h58

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