Sahara. Au Conseil de sécurité, pas d'alternative aux tables rondes

Pour parvenir à une solution réaliste, pragmatique, durable et basée sur le compromis, il n'y a pas d'alternative. Telle est la conclusion qui se dégage du briefing du Conseil de sécurité jeudi 9 avril sur le Sahara.

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Sahara. Au Conseil de sécurité, pas d'alternative aux tables rondes

Le 09 avril 2020 à 19:10

Modifié le 10 avril 2020 à 15:28

Le 30 octobre 2019, le Conseil de sécurité avait renouvelé pour 12 mois le mandat de la Minurso. Le traditionnel rendez-vous du mois d’avril est donc devenu moins audible pour l’Algérie et le polisario.

Ce jeudi 9 avril, l’agenda du conseil de sécurité prévoyait un briefing du Secrétaire général des Nations unies. Sur le terrain, la situation n’a pas connu de changement significatif, hormis quelques menaces sans échos de la part du polisario. Sur le plan diplomatique, les ouvertures de consulats de pays de l’UA à Laâyoune et à Dakhla ont été un événement notable. Par contre, l’absence d’envoyé personnel depuis la démission de Köhler a mis un terme à la dynamique des tables rondes, qui s’était avérée favorable au Maroc.

Ce jeudi 9 avril donc, la diplomatie marocaine était mobilisée malgré les circonstances exceptionnelles de l’état d’urgence sanitaire à New York et dans le monde. L’Algérie et le polisario ont essayé d’obtenir une réaction du conseil après le briefing du Secrétariat général de l’ONU. Une réaction sur deux thèmes : la délimitation maritime marocaine d’une part et les ouvertures de consulats d’autre part.

Selon des informations sûres obtenues par Médias24, le Maroc a bloqué ces tentatives, de sorte qu’il n’y a pas eu une telle conclusion du conseil après le briefing.

Le briefing

Le Conseil de sécurité a donc reçu, jeudi, un briefing par le Secrétariat des Nations unies sur la question du Sahara marocain, tel que prévu par la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019.

Le Conseil de sécurité a, selon des sources diplomatiques auprès de l’ONU, ignoré les déclamations algériennes sur l’ouverture des consulats généraux dans le Sahara marocain, considérant ainsi qu’il s’agit d’actes de souveraineté conformes au droit international et relevant strictement du cadre des relations bilatérales entre le Maroc et ses partenaires africains.

Pour rappel, l’Algérie fût le seul Etat parmi les 193 Etats que compte l’ONU à réagir à l’ouverture du consulat général de l’Union des Comores à Laâyoune, avec un communiqué agressif, et à l’ouverture du consulat général de la Côte d’Ivoire dans la même ville, allant jusqu’au rappel de son ambassadeur à Abidjan. Acculée par ses échecs diplomatiques répétitifs, l’Algérie devenait très agressive dans son discours.

En plus des dix pays d’Afrique qui ont ouvert des consulats généraux dans le Sahara marocain, des pays d’autres régions du monde ont annoncé leur intention d’ouvrir prochainement des postes consulaires dans la région.

Conseil de sécurité: Le processus des tables rondes est la seule voie pour parvenir à une solution politique définitive au différend régional sur le Sahara

Le Conseil de sécurité de l'ONU a réitéré les paramètres qu’il a clairement définis dans ses résolutions 2414, 2440, 2468, et 2494 pour parvenir à une solution définitive au différend régional sur le Sahara marocain lors de son briefing sur la question, tenu jeudi, a-t-on appris de sources diplomatiques proches du dossier au sein de l’ONU.

Pour parvenir à cette solution, les membres du Conseil de sécurité ont considéré qu’il n’y a pas d’alternative au processus des tables rondes, qui a réuni en décembre 2018 et en mars 2019 à Genève, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, et le polisario, à l’issue duquel les participants ont convenu de se réunir de nouveau sous le même format.

Cette solution politique ne peut être que réaliste, pragmatique, durable, et basée sur le compromis, des paramètres déjà définis dans les dernières résolutions et qui renvoient sans équivoque à l’Initiative marocaine d’Autonomie, dont le caractère sérieux et crédible a été réaffirmé par le conseil depuis 2007.

« L’agitation de l’Algérie sur la question de la désignation d’un nouvel envoyé personnel, manifestée par un déluge de dépêches de l’agence de presse officielle de l’Algérie et ses relais nationaux et polisariens, est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient dans le contexte du refus cinglant opposé par le Conseil de sécurité à la candidature de Ramtane Laamamra pour le poste de Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye. Les gesticulations de l’Algérie viennent confirmer, une fois de plus, son statut de partie principale au différend régional sur le Sahara marocain », selon des sources diplomatiques à New York, relayées par l’agence MAP.

(Avec MAP)

Sahara. Au Conseil de sécurité, pas d'alternative aux tables rondes

Le 10 avril 2020 à08:22

Modifié le 10 avril 2020 à 15:28

Pour parvenir à une solution réaliste, pragmatique, durable et basée sur le compromis, il n'y a pas d'alternative. Telle est la conclusion qui se dégage du briefing du Conseil de sécurité jeudi 9 avril sur le Sahara.

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Le 30 octobre 2019, le Conseil de sécurité avait renouvelé pour 12 mois le mandat de la Minurso. Le traditionnel rendez-vous du mois d’avril est donc devenu moins audible pour l’Algérie et le polisario.

Ce jeudi 9 avril, l’agenda du conseil de sécurité prévoyait un briefing du Secrétaire général des Nations unies. Sur le terrain, la situation n’a pas connu de changement significatif, hormis quelques menaces sans échos de la part du polisario. Sur le plan diplomatique, les ouvertures de consulats de pays de l’UA à Laâyoune et à Dakhla ont été un événement notable. Par contre, l’absence d’envoyé personnel depuis la démission de Köhler a mis un terme à la dynamique des tables rondes, qui s’était avérée favorable au Maroc.

Ce jeudi 9 avril donc, la diplomatie marocaine était mobilisée malgré les circonstances exceptionnelles de l’état d’urgence sanitaire à New York et dans le monde. L’Algérie et le polisario ont essayé d’obtenir une réaction du conseil après le briefing du Secrétariat général de l’ONU. Une réaction sur deux thèmes : la délimitation maritime marocaine d’une part et les ouvertures de consulats d’autre part.

Selon des informations sûres obtenues par Médias24, le Maroc a bloqué ces tentatives, de sorte qu’il n’y a pas eu une telle conclusion du conseil après le briefing.

Le briefing

Le Conseil de sécurité a donc reçu, jeudi, un briefing par le Secrétariat des Nations unies sur la question du Sahara marocain, tel que prévu par la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019.

Le Conseil de sécurité a, selon des sources diplomatiques auprès de l’ONU, ignoré les déclamations algériennes sur l’ouverture des consulats généraux dans le Sahara marocain, considérant ainsi qu’il s’agit d’actes de souveraineté conformes au droit international et relevant strictement du cadre des relations bilatérales entre le Maroc et ses partenaires africains.

Pour rappel, l’Algérie fût le seul Etat parmi les 193 Etats que compte l’ONU à réagir à l’ouverture du consulat général de l’Union des Comores à Laâyoune, avec un communiqué agressif, et à l’ouverture du consulat général de la Côte d’Ivoire dans la même ville, allant jusqu’au rappel de son ambassadeur à Abidjan. Acculée par ses échecs diplomatiques répétitifs, l’Algérie devenait très agressive dans son discours.

En plus des dix pays d’Afrique qui ont ouvert des consulats généraux dans le Sahara marocain, des pays d’autres régions du monde ont annoncé leur intention d’ouvrir prochainement des postes consulaires dans la région.

Conseil de sécurité: Le processus des tables rondes est la seule voie pour parvenir à une solution politique définitive au différend régional sur le Sahara

Le Conseil de sécurité de l'ONU a réitéré les paramètres qu’il a clairement définis dans ses résolutions 2414, 2440, 2468, et 2494 pour parvenir à une solution définitive au différend régional sur le Sahara marocain lors de son briefing sur la question, tenu jeudi, a-t-on appris de sources diplomatiques proches du dossier au sein de l’ONU.

Pour parvenir à cette solution, les membres du Conseil de sécurité ont considéré qu’il n’y a pas d’alternative au processus des tables rondes, qui a réuni en décembre 2018 et en mars 2019 à Genève, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, et le polisario, à l’issue duquel les participants ont convenu de se réunir de nouveau sous le même format.

Cette solution politique ne peut être que réaliste, pragmatique, durable, et basée sur le compromis, des paramètres déjà définis dans les dernières résolutions et qui renvoient sans équivoque à l’Initiative marocaine d’Autonomie, dont le caractère sérieux et crédible a été réaffirmé par le conseil depuis 2007.

« L’agitation de l’Algérie sur la question de la désignation d’un nouvel envoyé personnel, manifestée par un déluge de dépêches de l’agence de presse officielle de l’Algérie et ses relais nationaux et polisariens, est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient dans le contexte du refus cinglant opposé par le Conseil de sécurité à la candidature de Ramtane Laamamra pour le poste de Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye. Les gesticulations de l’Algérie viennent confirmer, une fois de plus, son statut de partie principale au différend régional sur le Sahara marocain », selon des sources diplomatiques à New York, relayées par l’agence MAP.

(Avec MAP)

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