Cinéma: Depuis 2017, l’investissement des productions étrangères a bondi de 30% au Maroc
La fin de l’année est l’occasion de faire le bilan des œuvres cinématographiques tournées au Maroc. Joint par Médias24, le directeur du CCM n'a pas souhaité nous livrer le nombre de productions marocaines et étrangères. Selon lui, il faudra attendre mars prochain pour connaître le nombre et le budget des films nationaux. Mais, devant notre insistance Sarim Fassi-Fihri a accepté de révéler que 34 productions étrangères avaient été réalisées au Royaume pour un investissement de 600 MDH.
Contrairement aux entreprises classiques, le CCM ne livre pas son bilan annuel à la fin du mois de décembre mais préfère attendre l’ouverture du festival national du film qui se tient chaque année à Tanger pour dévoiler la quantité de films marocains et étrangers qui ont été produits au Maroc.
Contacté par notre rédaction, son directeur nous a donc invités à attendre la conférence de presse qui aura lieu en mars prochain avant de consentir à nous donner 2 chiffres sur les productions étrangères.
Ainsi, entre 2017 et 2018, le nombre d’œuvres d’origine étrangère tournées sur le territoire national en 2018 (34) est à peu le même qu’en 2017 (36) soit 16 longs-métrages et 18 séries télévisées.
La seule différence notable réside dans le budget d’investissement passé de 468 MDH à 600 MDH.
20% d’exonération fiscale= + 30% d’investissements supplémentaires?
Cette hausse d’environ 30% du budget d’investissement étranger semble due à l’entrée en vigueur, le 15 février dernier, d’un dispositif d’incitation fiscale censé attirer les producteurs étrangers originaires de France, d'Allemagne, de GB, des USA, du Canada, de Turquie, des Pays-Bas, d'Espagne, du Danemark, de Pologne, de Belgique, de Suède, de la République Tchèque, d'Inde, du Pérou, de Chine …
Dans une récente interview en juin dernier, le directeur général du CCM nous déclarait que 2018 serait le point de départ d’une croissance significative des investissements cinématographiques étrangers.
Selon lui, cette dynamique permettra de prouver au gouvernement que ce dispositif entraîne de grosses retombées financières en termes d’investissements étrangers dans le secteur du cinéma.
Sachant qu’elle est appelée à s’accélérer, Fassi-Fihri avait précisé qu’il se donnait trois ans pour convaincre les autorités de son intérêt afin qu’elles augmentent le taux de dégrèvement fiscal.
"En fonction des investissements qui seront effectués en 2019 et 2020, nous serons mieux placés pour convaincre le gouvernement de l’augmenter. C’est un bon début mais nous ne proposons que 20% d’exonération fiscale alors que la compétition mondiale démarre à 30% et va jusqu’à 50%".
Notons qu’en 2017, les productions étrangères avaient investi au Maroc 497 MDH pour 27 longs-métrages (283,8 MDH), 5 courts-métrages (669.201 DH), 29 spots pub (17,7 MDH), 9 séries télévisées (185 MDH), 10 clips (1,6 MDH), 11 films institutionnels (1,4 MDH), 6 docu-fictions (6,3 MDH).
En 2017, le budget des films marocains était inférieur de 30% aux productions étrangères
Malgré notre insistance auprès du directeur et nos recherches sur le site du CCM pour connaître le nombre de films marocains soutenus par la commission d’avances sur recettes, nous n’avons pas pu réaliser une estimation fiable.
A défaut, rappelons qu’en 2017, le budget des films nationaux s’est établi à 367 MDH soit 35% moins que celui des investissements étrangers lors de la même année. Sur cette somme, 66,27 MDH provenaient de l’appui du CCM pour 17 longs-métrages (62,37 MDH) et 5 docu-fictions (3,9 MDH).
Le reste, soit 300,6 MDH, se ventilait entre 22 longs-métrages (51,2 MDH), 36 séries télévisées (110 MDH), 16 téléfilms (16,6 MDH), 135 spots publicitaires (118,6 MDH), 5 docu-fictions (3,9 MDH) et 1 moyen-métrage (200.000 DH), sachant que le nombre de courts-métrages n’est pas connu car leur budget n’est pas pris en compte par le CCM.
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